La DGI réduit son gap à 11 milliards de FC

Les craintes qui procuraient des insomnies aux responsables de la DGI et au ministre des Finances de voir la dernière grève déclenchée dans toutes les régies financières, aboutir à la DGI au gap de 33 milliards de FC en fin d’exercice, viennent de s’envoler.

 

            A l’issue d’âpres négociations entre les délégations syndicales des régies financières et le gouvernement, le compromis arraché de haute lutte par les deux parties, a permis de redonner confiance et de remettre au travail, les agents et cadres de la Direction générale des impôts. Mais le manque à gagner en termes de nombreux jours de travail non prestés, et le trou enregistré par tous les services d’assiette fiscale, persistaient au point d’hypothéquer les assignations de l’exercice fiscal en cours et partant le niveau des recettes attendu de la DGI au Budget 2010.

 

            Face à ces inquiétudes, les responsables de la DGI ont décidé, dès la reprise du travail, d’entreprendre une forte mobilisation des recettes fiscales. La direction de grandes entreprises et tous les autres services d’assiette se sont engagés dans cet effort, avec une détermination particulière. Selon des échos qui proviennent de cette régie financière, l’effort a payé. En effet, grâce à une forte campagne de sensibilisation, un nombre important des contribuables s’est conformé à ses obligations fiscales, entraînant les autres assujettis aux différents impôts à lui emboîter le pas.

Une performance vient d’être réalisée, comme ont pu le constater nombre d’analystes qui se réjouissent de voir que le gap attendu de 33 milliards de FC a été sensiblement réduit à 11 milliards de FC, alors qu’on est encore au début de l’exercice. 

            Cet exploit accompli en un temps record, serait également dû, explique t-on dans les couloirs de la DGI, à la mise en œuvre des recommandations du séminaire des directeurs centraux de cette régie financière organisé en septembre 2009 à Kinshasa. Et aussi à la campagne de lutte contre la fraude fiscale, dans le cadre de l’opération Tolérance zéro, qui a vu quelques agents et cadres remerciés pour avoir trempé dans la magouille.  On ne peut méconnaître les stratégies mises en place par la haute direction pour arrêter l’hémorragie et la saignée.

 

 Un séminaire des directeurs centraux en février à Kinshasa 

            Aujourd’hui, la  haute direction a placé l’exercice fiscal en cours sous le signe de la productivité. Surtout que la barre a été levée très haut quant aux assignations budgétaires de la DGI pour 2010. Si l’année fiscale passée, sur 576 milliards de FC d’assignations, la DGI avait atteint 564 milliards de FC, il faudrait que le même effort soit maintenu en 2010. Pour ce faire, il faudrait d’abord conjurer les démons des grèves et d’autres arrêts de travail qui perturbent le fonctionnement normal de cette régie financière.

            Nous apprenons qu’un autre séminaire des directeurs centraux et provinciaux se tiendra en février prochain à Kinshasa. Il aura pour thème : « La gestion par objectifs des missions fiscales ». 

            Signalons que pour atteindre ces objectifs, plusieurs formations des agents figurent au programme d’action de la haute direction, en même temps qu’il sera procédé prochainement à  l’interconnexion entre la direction générale et les directions provinciales, grâce au système VSAT. En outre, dans la foulée des dotations de nouveaux outils de travail, des groupes électrogènes, des motos, du matériel informatique et autres équipements qui vont favoriser la maximisation des recettes fiscales pour l’exercice 2010.

 

 J.R.T.

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