La délégation de la Banque Mondiale a apprécié le niveau d’exécution des travaux

banque_mondiale-2Démarrés il y a quelques mois, les travaux d’exécution du « Projet d’Alimentation en Eau Potable en Milieu Urbain » (PEMU) de la Cellule d’Exécution des Projets Eaux « Cep-O » de la Regideso, se poursuivent dans  trois villes du pays, notamment Lubumbashi, Matadi et Kinshasa. Conduite par Madio Fall et Cyrille Mbay, la mission de contrôle et surveillance de travaux de la Banque Mondiale, accompagnée de l’équipe dirigeante de la Cep-O avec à sa tête, le coordonnateur Jean-Louis Bongungu, a effectué une visite guidée, le samedi 12 avril 2014, dans quelques sites, pour évaluer le niveau d’exécution des travaux d’amélioration de la desserte en eau potable de la ville de Kinshasa.

            Ce projet du gouvernement exécuté avec l’appui de la Banque Mondiale, comme il faudrait le signaler, vise le renforcement des canalisations et accessoires des réseaux de distribution primaires, secondaires et tertiaires d’une part, et l’augmentation de la quantité d’eau. L’autre part, afin d’alimenter les quartiers urbains et les zones rurales desdites villes.

            Ce projet est une réponse aux problèmes de la desserte en eau potable de près de 1.200.000 ménages congolais.

            Cette visite guidée était repartie en sept étapes, soit sept sites compris dans la partie Est et Ouest de la ville de Kinshasa, précisément dans les districts de la Tshangu et de Lukunga.

Première étape : la délégation a visité le site de construction d’une tranchée où on placera des tuyaux d’adduction en fonde devant servir de transport d’eau de l’usine de Matete, à travers les conduites d’eau, pour la distribution locale. Cette tranchée mesure à peu près 7 mètres de longueur et environ 3 mètres de profondeur. Ce site est situé sur l’avenue Liberté, dans la commune de N’djili. Tout autour de cette tranchée, on a placé des box de blindage pour éviter que le sable revienne dans la tranchée.

Deuxième étape : La délégation a visité la fuite d’eau sur le réseau primaire la rivière N’djili. Cette fuite qui date d’environ sept mois, est située en-dessous de la chaussée du boulevard Lumumba. Selon les agents de la Regideso, cette conduite était visible avant l’élargissement de la chaussée. Outre cela, l’eau perdue à travers cette fuite, est traitée. Ce qui constitue une perte pour la Regideso.

Troisième étape. La visite du chantier de la construction d’un buté (un coude). Cette pièce spéciale est construite pour éviter le déboîtement de la conduite, comme l’ont constaté les experts qui réalisent que la pression d’eau provoquerait un déboîtement. A cet effet, ils se sont vus dans l’obligation de placer le tirant pour un meilleur résultat.

Quatrième étape : la visite de la base de vie des entreprises Sade et Sodraep. Ici, une séance d’échanges s’était tenue dans chacune de ces entreprises.

            En évaluant les travaux exécutés par ladite entreprise la fois dernière, la mission de contrôle avait fait quelques remarques telles que la signalisation, la planification, la distribution et le renouvèlement. Pour répondre à ces préoccupations, Sodraep a pris soin de mettre des pilons métalliques, des panneaux de signalisation, etc.

            Cependant, Sade est chargée de faire la pose des conduites pour ledit projet, afin de réaliser les branchements. Mais l’entreprise est butée à une difficulté, celle de l’absence de certains tuyaux comptabilisés sur la liste. « La pose des conduites et la réussite de projet dépendent des branchements de conduites », a martelé un membre de la délégation.

 Cinquième étape :  la visite du chantier-Réseau primaire de la pose de conduites DN 800 FD, sur la route Mokali. Ce réseau primaire comporte de grandes canalisations d’eau auxquelles seront connectés les réseaux secondaires et tertiaires.

Sixième étape : c’était la visite du chantier Lot 1 sur la réalisation des bornes fontaines et des branchements au quartier Cecomaf. Construites dans le district de Tshangu pour subvenir aux besoins des habitants, ces bornes, environ 200, seront gérées par des comités locaux. Notons qu’ici, le bidon d’eau se vend à 100 Fc.

Septième étape : la visite du chantier des équipements de la station de pompage de Méteo et le booster de Kintambo. La délégation a visité ledit chantier et le tuyau réparé. Ce tuyau est un canal qui sert à booster l’eau de l’usine de Ngaliema vers le réservoir de Binza-Ozone, afin d’alimenter les habitants du quartier Mont-Fleury et ceux des environs.

Obtention des pompes sécurisées

Au siège de la Cellule d’Exécution des Projets d’Eau (Cep-O) dans les installations de la Regideso de Binza-Ozone, la délégation a palpé du doigt l’expérience de la «pompe sécurisée». Cette pompe fabriquée avec des mesures de sécurité spéciale, a un cylindre à clé (où on introduira la clé spécialisée), un compteur (pour la vérification de la consommation), une bague de sécurité (juste pour arrêter les inciviques qui tenteront de tripoter le compteur).

            Selon l’expert, ce modèle de robinets existe et est déjà utilisé en Belgique et au Sénégal. Quant aux anciens compteurs, ils seront récupérés et placés dans des bureaux des points de vente et services (PVS). Cette stratégie est mise en place juste pour rendre les comptages plus fiables.

            Après avoir expérimenté ces nouvelles pompes sécurisées en République Démocratique du Congo, la délégation a visité l’atelier des compteurs et de l’aire de stockage  des containers.  Cet atelier qui comprend plusieurs machines de montage, effectue la réparation des compteurs. Quant au stock actuel, il y a déjà un grand lot sur place.

Une évolution positive

            A la fin de ce tour de la ville, Madio Fall, responsable du projet à la Banque Mondiale, a souligné qu’il était agréablement surpris de constater que les entreprises sont confrontées aux réalités difficiles de terrain. D’où, il faudrait leur accorder un peu plus de temps. A cet effet, il a révélé que les travaux se poursuivront pour se terminer au plus tard le 31 décembre 2015, alors que selon le programme d’exécution des travaux établi au début du projet, ces derniers devaient prendre fin en mars 2014.

            Pour sa part, Bongungu, coordonnateur du Cep-O, a souligné que les tâches et travaux à exécuter dans le cadre dudit projet sont allés au-delà du financement mis à leur disposition. « La Banque Mondiale n’a pas augmenté le financement, mais nous agissons avec les moyens de bord », a-t-il martelé.

            S’agissant du cas de la station du quartier Ozone, si on ne la fait pas, on ne pourra pas dire qu’on a trouvé des solutions aux problèmes de Kin-Ouest. Pour terminer, il a invité les Lushois, Kinois et Matadiens, à opter pour les branchements sociaux dont le coût revient à 46.500 Francs Congolais. Et, que les matériels y afférents sont déjà disponibles.

            Signalons que cette visite d’évaluation à mi-parcours du projet PEMU qui vise pour objectif, mettre fin aux coupures d’eau intempestives et à la production insuffisante.

Dorcas NSOMUE

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