La culture tactique met le Sénégal et le Cameroun au-dessus de la RDC

Un point de presse désagréable à suivre après la cinglante défaite (1-4) subie par la RDC devant le Sénégal, dimanche passé à Lubumbashi, lors de la 1ère journée du groupe 5 des éliminatoires de la 28ème Coupe d’Afrique des Nations de football : «Les incertitudes quant à la qualité de l’effectif et le manque de connaissance des joueurs avaient plané avant cette rencontre. Après la confection de la liste des 23 avec mes adjoints, la confection de l’équipe a été de ma seule responsabilité. Pour les éléments du TP Mazembe, je m’étais fait une idée avec le match entre cette équipe et la sélection nationale du Niger (1-0), joué le mercredi 1er septembre à Lubumbashi. Le rassemblement de tous les joueurs n’a été effectué que le lendemain, à 18h, au stade de la Kenya. Le terrain, la logistique, l’état d’esprit, tout était bon».

            Les propos sont de Robert Nouzaret, entraîneur de l’équipe nationale A de la RDC, les « Léopards », au cours de la conférence tenue, jeudi, au siège de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), dans la Commune de la Gombe.

Le bel esprit de l’entame de la partie a été tué par le but encaissé à la 5ème minute. «Deux erreurs de placement et d’automatisme ont amené vite au 0-3, avec le penalty que provoque intelligemment Niang pour le troisième. Il faut dire certaines choses, même si cela ne va pas vous plaire, la différence de niveau avec le Sénégal et le Cameroun est très grande. La culture tactique que possèdent les deux nations les met au-dessus de la sélection congolaise. Dans notre groupe, par exemple, il n’y a pas d’éléments du genre Mamadou Niang, Moussa Sow ou Pape Diakhaté.

Je sais que les mêmes problèmes entrevus dimanche pourront se poser, et peut-être même plus, à Yaoundé, il ne faut pas se voiler la face, a prévenu le technicien français. C’est la conséquence de tout ce qui a été fait après 2006. A l’époque de l’entraîneur Claude Leroy, les joueurs étaient régulièrement convoqués pour cultiver l’esprit de camaraderie et solidarité entre eux pour pouvoir former une équipe. 

            «Je dois le dire, a-t-il enchaîné, la RDC est en pleine reconstruction et le processus est lancé. L’objectif est maintenant de monter une équipe capable de gagner à domicile en 2015, avec la candidature à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations. Cela demande une concertation avec les joueurs évoluant en Europe parce qu’il n’y a pas de raison que ne soit pas formée une équipe de valeur comme ailleurs. J’étais bien au courant de la situation difficile que traverse le football congolais. C’est cela qui m’a déterminé à venir relever ce challenge. Dans les clubs et les sélections où je suis passé, c’était la même chose. Le travail, la prospection des joueurs en Europe et l’organisation des matches amicaux sont la seule voie qui peut permettre de combler un peu le grand retard accumulé. Un suivi doit être exercé dans l’encadrement des sélections des jeunes tout en rendant compétitifs les clubs».

            Dans la perspective du match du 10 octobre prochain à Yaoundé, l’entraîneur Robert Nouzaret devait voyager jeudi soir pour aller voir tout ce qui est possible de faire dans la prospection et l’appel des joueurs qui ne se sont toujours pas décidés pour l’équipe nationale. Un stage est à cet effet projeté à Paris, à partir du lundi 4 octobre, en vue de préparer la rencontre Cameroun-RDC. 

SIKI NTETANI MBEMBA

 

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