La célébration du centenaire de l’Institution Thérésienne ouverte

    Le cardinal Laurent Monsengwo a célébré le samedi 19 février 2011 à la cathédrale Notre Dame du Congo l’eucharistie pour l’ouverture du centenaire de l’Institution Thérésienne. C’était en présence du nouveau nonce apostolique et de nombreux ambassadeurs.

    Dans son homélie, l’archevêque de Kinshasa a déclaré qu’ « en jetant un regard rétrospectif sur l’histoire du siècle dernier, l’Institution Thérésienne fondée par Pedro Poveda pour s’occuper de l’éducation et de la culture, représente une avalanche  des dons et des talents mis en œuvre pour la croissance de l’œuvre du Christ. »

 

    Il a invité les membres de l’institution à mettre le passé sous le signe de la grâce et de l’action, et le présent et le futur sous le signe de l’engagement. Il a profité de cette occasion pour remercier l’Institution Thérésienne pour tous les services rendus à l’Eglise du Congo.

    Le cardinal Monsengwo a formulé le vœu de voir l’enseignement dispensé par les membres de l’Institution Thérésienne à la sueur de leurs fronts produire beaucoup de fruits et des fruits qui demeurent.

    L’officiant a rappelé les propos de Pedro Poveda le jour de son arrestation : « Je suis prêtre du Christ. » Il a invité les prêtres du Congo à décliner ainsi leur identité.

Rappelons que fondée en Espagne en 1924 par Pedro Poveda, l’Institution Thérésienne est une association de laïcs de droit pontifical. Elle est formée d’hommes et de femmes qui trouvent dans leur baptême la source de leur engagement dans la société et dans l’Eglise.  L’éducation et la culture sont les lieux d’action privilégiés de l’institution pour promouvoir la dignité de la personne humaine, à partir des valeurs évangéliques.

    S’agissant de son fondateur Pedro Poveda, rappelons qu’il est né à Linares en Espagne en 1874 et avait été ordonné prêtre en 1897. Il consacra ses premières années de ministère à la formation humaine et chrétienne d’enfants marginalisés, trouvant dans l’éducation une voie de solution aux problèmes sociaux. A la fin de la messe, Tshiswaka a rappelé à l’assistance qu’à Kinshasa, l’institution procédait à l’insertion sociale des enfants de la rue dénommés « Bana Poveda ».

   

Jean- René Bompolonga

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