La BCC va conforter le niveau de ses réserves de change

 La nouvelle de l’annulation de la dette extérieure de la RDC par ses créanciers du Club de Paris, a été accueillie avec beaucoup de satisfaction aussi bien dans les institutions de la république que dans les milieux économiques et financiers de notre pays.

            A l’issue de la 11 ème réunion ordinaire du Comité de politique monétaire tenue hier à la Banque centrale du Congo, le vice-président de cet organe-conseil du gouvernement a éclairé la lanterne de la presse, sur les principales implications de cette décision du Club de Paris, tant au niveau monétaire, budgétaire et de l’activité économique.

Sur le plan budgétaire, les fonds alloués au service de la dette, a-t-il fait savoir, pourront être économisés et affectés à d’autres dépenses, telles que la lutte contre la pauvreté et les infrastructures.

Sur le plan monétaire, en couvrant un service moins important de la dette, devait-il ajouter, la Banque centrale du Congo conforte le niveau de ses réserves de change. Ce qui lui permet de contrer la volatilité des taux de change ou de faire face aux chocs d’origine extérieure.

Globalement, cela permet à la Banque centrale d’avoir un compte courant de la balance de paiements soutenable.

L’annulation de la dette extérieure de la RDC permet in fine, a-t-il conclu à ce sujet, de développer l’activité économique et donc, de fouetter la croissance économique, grâce aux ressources dégagées.

             A quoi servent les réserves de change internationales de la Banque centrale ? s’est interrogé le directeur général Jean-Louis Kayembe wa Kayembe, avant de répondre qu’elles permettent d’autre part à garantir la stabilité de la monnaie.

            Quant à la question  de savoir si l’objectif d’inflation à un chiffre de 9,9 % serait réalisable au vu des pressions sur les dépenses publiques et privées souvent enregistrées lors des fêtes de fin de l’année, le vice-président du Comité de politique monétaire a estimé que cela était possible. Il a rassuré l’opinion sur les efforts déployés par l’Institut d’émission pour la maîtrise de l’inflation au cours de cette période.

            Sur le marché monétaire, la BCC a enregistré la baisse de la marge de positivité du taux directeur qui s’est poursuivie, induite par la hausse de l’inflation. Le taux directeur réel se situe à 13,2 points contre 14 points un mois auparavant. Par contre, a fait observer le DG Kayembe wa Kayembe, le taux moyen pondéré réel des billets de trésorerie a connu une légère hausse au 24 novembre, induite par l’augmentation plus que proportionnelle du taux moyen pondéré nominal par rapport à l’inflation.

            Les instruments de politique monétaire  ont contribué à ponctionner 14,5 milliards de FC en novembre, via les BTR avec 10 milliards de FC et les recouvrements des refinancements à hauteur de 11,7 milliards de FC. La baisse du niveau de la réserve obligatoire s’est traduite par une injection de liquidité de 7,2 milliards de FC au cours de la même période.

            L’organe-conseil recommande le maintien du dispositif actuel de politique monétaire, notamment le taux directeur et le coefficient de réserve obligatoire respectivement à 22 % et 7 %. La régulation de la liquidité se ferait essentiellement par l’ajustement des appels d’offres des billets de trésorerie.

            Autres recommandations, la poursuite des politiques budgétaire, monétaire et de change prudentes et coordonnées, en vue de préserver la stabilité du cadre macro-économique d’une part et d’autre part, d’atteindre les critères de performance du Programme économique du gouvernement PEG II.

                                                      J.R.T.

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