La BCC se tourne vers la téléphonie mobile

C’est pour préparer l’accès de notre pays à ces changements importants que la Banque centrale du Congo, par le biais de sa direction de la surveillance des intermédiaires financiers, a organisé le vendredi 11 février, au Cercle de Kinshasa, un séminaire-atelier avec la participation des banques commerciales, des sociétés de téléphonie cellulaire et d’autres opérateurs de télécommunications. Une cérémonie présidée par le Vice-premier ministre chargé des P.T.T. Bulupiy Galati.

 La réflexion a permis d’entendre un certain nombre d’exposés qui plaident tous pour l’implantation de ce système dans notre pays.
 Dans son intervention, le gouverneur de la Banque centrale du Congo a souligné l’importance de cette réflexion qui, a-t-il dit, arrive au bon moment, en raison de l’importance du thème et de l’actualité, la promotion des services financiers à travers la téléphonie mobile, d’une part et de l’autre, par le rôle dévolu à l’Institut d’émission en tant qu’opérateur, participant et surveillant de tous les systèmes de paiement dans notre pays.
  Il a épinglé entre autres, la mobilisation des moyens importants et nouveaux, capables de permettre à un grand nombre de personnes dont les plus démunis, d’accéder aux services financiers.

 A en croire le patron de l’Institut d’émission, entre 2001 et 2010, les dépôts de la clientèle de notre système bancaire ont progressé de 13 fois, passant de 10 millions de dollars à 1.300 millions de dollars. En même temps, le volume de crédits a connu la même propension, allant de 50 millions de dollars à 900 millions de dollars. Il a donc été multiplié par 18.
 Dévoilant le développement de l’activité bancaire, Jean-Claude Masangu note que le nombre des comptes bancaires, fin décembre 2010, se chiffre à 583.000, soit une moyenne de 2.230 dollars de dépôt par compte, contre 558.000 comptes pour les institutions de microfinance ( IMF) et les coopératives d’épargne et de crédit ( Coopec), représentant  une moyenne de 129 dollars de dépôt par compte, pour un total de 72 millions de dollars.
Comparés au PIB par tête d’habitant qui n’est que de 190 dollars à fin 2010, a fait observer le patron de l’Institut d’émission, la moyenne de dépôts s’avère être très élevée dans les deux segments ciblés sus cités. Et de préciser qu’il ressort de l’analyse de la BCC, que la prochaine décennie de 2011 à 2020 sera celle de l’expansion et de la pénétration géographique du système bancaire.
 Donnant les préoccupations de la BCC, Jean-Claude Masangu fait observer qu’en comparant le nombre d’abonnés du secteur des télécommunications par rapport au nombre des détenteurs de comptes, l’on réalise ce que pourra être le champ d’intervention de ce nouvel outil qui permettra à des millions de Congolais d’accéder aux services financiers, tels que l’épargne, le transfert d’argent, le crédit, le paiement des factures et des salaires.
 A ses yeux, les services financiers à distance et notamment par téléphonie mobile représentent donc une nouvelle filière qui mérite qu’on s’y penche, au regard de son développement et de l’intérêt manifesté par les parties impliquées.     
 
J.R.T.  

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