L’ AETA pour un dialogue congolo-congolais

 

            La plate-forme de la société civile AETA (Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées) est fort préoccupée par la situation qui prévaut au Nord-Kivu, où les rebelles du M23 mènent des offensives de nature à formaliser la partition du pays. Son Secrétaire permanent, Jerôme Bonso, a animé à cet effet un point de presse à son siège, dans la commune de Limete.

            Face à la nouvelle crise socio-politique qui secoue le pays, l’AETA demande aux opérateurs politiques, toutes tendances confondues, ainsi qu’aux acteurs sociaux de transcender leurs divergences au profit de l’intérêt supérieur de la Nation, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

            Pour ce faire, elle en appelle à  un dialogue politique   congolo– congolais devant impliquer la majorité au pouvoir, l’opposition parlementaire, extra-parlementaire et armée, les acteurs sociaux  et économiques. L’AETA rappelle que l’option du dialogue inclusif  est soutenue par plusieurs organisations, l’Union  Européenne, le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa résolution 2052, ainsi que l’Eglise  catholique du Congo.

            Le dialogue  interne s’impose comme solution appropriée et durable à cette crise, selon AETA, «dans la mesure où d’un côté nous sommes dans l’incapacité de mettre sur pied une armée moderne, outillée, très bien formée  et motivée, capable de mettre hors d’état de nuire les forces négatives à la paix et à la consolidation du processus de démocratisation ».

            Et de poursuivre que « d’autre part, sans la paix dans toutes les parties du pays, c’est en vain qu’on travaillerait pour le redressement économique et la consolidation de la démocratie. Une population en désarroi et sans sécurité ne peut constituer ni un capitale humain efficace pour le développement, ni un électorat effectif et responsable ».

            En attendant que se tienne le dialogue inclusif devant remettre les Congolais sur le chemin de la cohésion nationale, l’AETA recommande au gouvernement et aux humanitaire de prendre en charge les déplacés de guerre.

MELBA  MUZOLA

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