Kinshasa et la Société civile élaborent un édit type

Le ministre provincial du Plan, Robert Luzolamu Mavema a ouvert hier mercredi 08  septembre 2010, au Centre culturel Boboto du Collège du même nom, un « Atelier de réflexion sur l’amélioration du Cadre légal des Asbl et EUP ». Ces assises qui prendront trois jours, soit du 08 au 10 septembre 2010, sont un prolongement d’une réflexion amorcée au niveau des provinces, depuis la promulgation de notre Constitution. En effet, cette dernière confère aux provinces des prérogatives qu’elles n’avaient pas auparavant en matière de gestion des Associations sans but lucratif (Asbl) et des Etablissements d’utilité publique (EUP), particulièrement dans le cadre de la politique de décentralisation pour promouvoir le développement à la base. La loi régissant les ASBL et les EUP aujourd’hui se trouve  largement dépassée et ouvre la voie à la nécessité d’une nouvelle loi qui prenne en compte les spécificités de chaque province. 

          C’est ainsi que le Bureau provincial du Comité de suivi du Symposium de la Société civile, tenu à Nganda, en 2009, a initié ce séminaire avec l’appui du « Projet ANE » financé par l’Union européenne avec pour objectif de produire un draft, une ébauche d’arrêté ou d’édit qui pourrait servir de base à l’élaboration de la nouvelle loi. Prenant parole à l’ouverture de ces assises, Robert Luzolanu a apporté aux séminaristes le soutien de l’Hôtel de ville. 

Pour lui, cet atelier est l’illustration d’un partenariat réussi entre la société civile et le gouvernement provincial. Il s’est réjoui de constater que la société civile s’associe à la Ville dans les efforts qu’elle déploie pour améliorer les cadre légal des «asbl» et des «eup» et assainir l’environnement dans lequel les partenaires au développement évoluent. Il estime aussi que des telles activités contribuent, à coup sûr, à la stabilisation de la démocratie

          Le représentant du «Projet Ane», Filipo, a présenté à l’assistance cette structure de l’U.E., qui s’occupe du renforcement des capacités des acteurs non étatiques, dans plusieurs domaines dont le renforcement du dynamisme interne et externe des ongs ; l’amélioration de leurs rapports avec leurs différents partenaires. Jusqu’à présent, le «Projet Ane» est actif dans six provinces sur 11. Par contre, Norbert Yamba Yamba, président du bureau provincial de suivi du symposium a présenté le besoin de la Société civile qui n’a qu’un seul souci : se prendre en charge avec l’appui des partenaires, cela en commençant par la base vers le sommet. Me Mwuila, membre du comité national de suivi, a présenté les principales articulations de ces travaux, à travers un commentaire sur les termes de référence.             SAKAZ     

 

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