Kingabwa : une jeune mère meurt des suites d’un avortement

Après le décès, la semaine dernière, d’une jeune fille victime d’un passage à tabac par son copain, le quartier Kingabwa, dans la commune Limete, vient d’enregistrer un nouveau drame. Cette fois-ci, c’est une jeune femme, mère de deux enfants, qui a succombé des suites d’un avortement, le lundi 26 mai 2014. Elle résidait sur l’avenue Kuela, chez ses parents, Papa John et Maman Annie

Selon son entourage, Cynthia était enceinte mais ne voulait pas voir ses charges sociales s’alourdir avec l’arrivée d’un troisième enfant. C’est ainsi qu’elle avait pris, à l’insu de ses proches, des médicaments pour avorter. Mais à la suite des complications liées à la prise des produits abortifs, elle a fini par informer ses parents de son état. Amenée à la clinique Gecoco dans un état critique, elle a dû subir un curetage de la part d’un médecin trouvé sur place.

Malheureusement pour elle, l’opération a mal tourné et elle est morte. Dès que la douloureuse nouvelle est parvenue à son père, il est allé porter plainte contre l’homme à la blouse blanche. Arrêté, conduit au sous-commissariat de police le plus proche et verbalisé, le médecin a expliqué qu’il n’était pas l’auteur de l’avortement mais qu’à son nouveau, il voulait plutôt sauver la patiente en tentant un curetage. A l’en croire, Cynthia était elle-même responsable de ce qui venait de lui arriver pour avoir fait de l’auto-médication en vue d’évacuer le fœtus qu’elle portait.

Le père de la défunte ne l’entend pas de cette oreille. Il a demandé à la clinique Gecoco de prendre en charge les frais funéraires et de se préparer à le dédommager.

Naomie Akonga

(Stg/ Unikin)

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