Kengo à l’Opposition : «N’ayons pas peur des concertations nationales »

IMG_2365Après des critiques acerbes formulées contre lui par  les principales forces politiques de l’opposition parlementaire par voie de presse à la suite de son tandem avec Aubin Minaku, en sa qualité de membre du présidium  des Concertations nationales, le président du Sénat, Léon Kengo,  est finalement sorti du bois. Dans une rencontre dite de vérité avec une frange de l’Opposition, dans la salle des conférences de la paroisse Notre Dame de Fatima le samedi 10 août, il a tenu à répondre aux critiques de ses alliés d’hier, en faisant savoir qu’il avait bien reçu les conclusions du Conclave de sa famille politique pendant son séjour à l’étranger.

 En l’absence de trois premières forces représentatives de l’opposition à l’Assemblée Nationale (UDPS et Alliés, MLC, UNC) et de plusieurs poids lourds de l’Opposition tant parlementaire qu’extraparlementaire, on a enregistré la présence à cette messe politique de Lisanga Bonganga, José Makila, Bongongo, Mampuya, Sondji, Serge Mayamba, Idambitwo, Bomanza.

Prenant la parole aussitôt après la lecture des résolutions du Conclave du 1er juillet 2013 à Limete par Bongongo, Secrétaire général de son parti, Kengo a rassuré ses pairs que tous les préalables retenus lors de leur Conclave ont été pris en compte par le présidium des Concertations nationales.

Il s’agit notamment de la représentation paritaire ou égalitaire des composantes, de la médiation de Sassou, des décisions par consensus en lieu et place du vote, de la mise en place d’un  comité préparatoire, de l’élargissement du Secrétariat technique avec l’intégration de nouvelles unités, etc

«N’ayons pas peur d’aller aux concertations nationales. La politique de la chaise vide n’a jamais été payante », a lâché celui qui a battu les records des présences au fauteuil de Premier ministre sous l’ère Mobutu, pour exhorter les opposants à prendre part à cette palabre nationale qu’il souhaite inclusive.

Contrairement aux acteurs de l’Opposition et de la Majorité qui affirment  haut et fort que les Concertations nationales n’aboutiront pas  au partage du pouvoir, Kengo a jeté le pavé dans la mare en annonçant la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale,  pour appliquer le programme minimal qui sortira de ces assises. Dans cette équipe gouvernementale, a-t-il promis,  l’Opposition sera valablement représentée.

            A l’en croire, ce programme minimal sera basé sur le renforcement de l’unité et de la cohésion nationale pour faire face à la guerre de l’Est et promouvoir le bien-être de la population congolaise.

            Le président de la chambre haute a exhorté tout le monde à regarder dans la même direction, afin que l’Opposition sorte gagnante de ce rendez-vous historique.

            Peu après cette rencontre de Fatima, l’Opposition a été reçue par le présidium des Concertations nationales, au Palais du palais, une heure  après le passage de la Majorité présidentielle.

            Aux uns et aux autres, Kengo et Minaku ont fourni les explications nécessaires en vue de les amener à adhérer au schéma de l’organisation des Concertations nationales.

Il faut noter que 24 heures avant, le vendredi 10 août, le  présidium avait échangé avec les acteurs de la Société civile.

ERIC WEMBA

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