Justice militaire : la Fondation Konrad renforce les capacités des opérateurs judiciaires des FARDC & de la PNC

police judiciareDans le cadre du renforcement des capacités des opérateurs judiciaires des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) et de la Police Nationale, un séminaire a été organisé à leur intention, le mercredi 12 février 2014 en la salle des réunions de la Fondation Konrad Adenauer qui l’a d’ailleurs financé.

Pour la Fondation, cette activité entre dans le cadre de son programme d’éducation civique.

Les participants se comptaient parmi les experts de la Police nationale et des FARDC, auxquels se sont joints ceux de EUPOL et EUSEC.

Dans son mot de circonstance, le Représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer Stiftung à Kinshasa, Steffen Krueger a fait savoir que la rencontre s’inscrivait dans le cadre du renforcement des capacités des formateurs et des opérateurs judiciaires des Fardc et de la Pnc en cette période où la Rdc entame des réformes dans le secteur de la justice et de la sécurité.

 A ce titre, l’objectif poursuivi est d’assurer l’éducation civique par des connaissances acquises et le renforcement des capacités des institutions civiles et politiques.

A l’occasion, il a présenté aux participants les différents projets que finance son organisation en République Démocratique du Congo, depuis 2009.

Des exposés ont été faits en marge des travaux.

C’est le commissaire divisionnaire adjoint de la Police nationale, le général Patrick SabitiAbdalla qui a ouvert le bal des exposés. Il a entretenu la salle sur « la mise en œuvre de la réforme de la Police nationale congolaise et ses implications juridiques ».

Selon l’orateur, cette réforme s’inscrit dans un contexte historique en rappelant que le chef de l’Etat avait promis, dans son discours d’investiture en 2001, sa volonté de faire de l’armée et de la police nationales des forces professionnelles et républicaines, élitistes et légalistes au service de la Nation.

         En 2005, un projet a été initié par le groupe mixte de réflexion sur la réforme et la réorganisation de la police nationale congolaise (GMRRR). L’objectif était de changer le cadre légal et réglementaire, la force para militaire issue de la gendarmerie et de la garde civile.

         Il a rappelé les trois projets de loi visant une réforme voulue cohérente avec une nouvelle vision de la police nationale. Il s’agit de la loi portant organisation et fonctionnement de la nouvelle PNC, de la loi portant statut du personnel de carrière de la PNC, ainsi que de celle portant programmation sur la mise en œuvre de la réforme de la police nationale pour l’exercice 2014-2017.

         D’autres efforts ont été également menés dans le sens de l’amélioration. C’est le cas entre autres de la modernisation de la gestion des ressources humaines, de l’expérimentation de la police de proximité, de la mise en place d’un réseau de transmission moderne, etc.

         A son tour, l’attaché de défense de l’ambassade allemande en Rdc, le colonel Jens Ludwig, a exposé sur « Le concept de l’InnereFührung du militaire de la RFA ».

         Il a indiqué qu’il s’agit de la formation morale et civique, des fondements éthiques, politiques et sociaux qui font partie des exigences du militaire allemand. Parce que, a-t-il, les militaires font partie intégrante de la société avec des droits et devoirs.

         Le colonel Jens a aussi renseigné qu’un militaire allemand n’a pas le droit d’obéir à un ordre illégal, criminel et contre les droits humains. Il a plutôt le devoir de dénoncer un tel ordre.

         Pour sa part, l’avocat général de la République, KatualaKabaKashala, a exposé sur « La justice militaire face aux justiciables des Fardc et de la PNC ». Et l’avocat général des Fardc, le colonel Lufwa a entretenu avec l’auditoire de « la collaboration entre la justice militaire et le commandement des Fardc ».

         Un constat a été fait selon lequel il y a manque de collaboration entre la justice militaire et le commandement de l’armée.

Dom

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