Journées pédagogiques sur la publicité sur les boissons alcoolisées : les participants pour un nouveau code de bonne conduite

Les lampions se sont éteints hier mardi 28 octobre 2014, à Africana Palace, sur les Journées pédagogiques organisées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication « CSAC » à l’intention des comédiens, annonceurs, responsables des médias, agences en publicité… Et avec comme thème : « Le CSAC et la protection du public jeune face à la publicité des boissons alcoolisées ».

 Plusieurs recommandations ont été prises à l’issue des travaux en atelier. Signalons que les résolutions lues par Bodisa Mundi numéro deux de la Commission nationale de censure, s’adressent au gouvernement, aux censeurs, au CSAC, médias, annonceurs, comédiens….

 Il est dit que les pouvoirs publics sont appelés de commun accord avec les pouvoirs publics, d’actualiser les textes relatifs à la publicité en RDC, plus précisément les arrêtés ministériels de 2007, mais d’initier également une tripartite ( ministères des Médias-Justice et CSAC) pour clarifier les attributions de chaque partie.

Par ailleurs, le CSAC a l’obligation de vulgariser les textes réglementaires sur la publicité, à savoir, la loi organique du 10 janvier 2011 relative à la création de l’organe cité ci-haut, celles du 21 avril 1990, de juillet 2007 et bien d’autres textes.

 Cet organe devrait sanctionner des structures n’ayant pas respecté la législation en matière de publicité, et conseiller l’Etat sur ce qui touche la publicité sur le tabac  et les boissons alcoolisées.

Il  est censé collaborer avec la Commission nationale de censure des chansons et spectacles sur certains points bien précis, vulgariser la typologie publicitaire et procéder à l’enregistrement des agences de publicité installées en RDC.

Quant aux annonceurs, il leur est recommandé de respecter scrupuleusement les textes en vigueur sur la publicité, d’exiger des « agenciers » la preuve de leur existence légale avant d’engager un partenariat quelconque, mais de ne pas cibler le public jeune dans leurs productions.

            Les agences ont l’obligation d’obtenir du CSAC les visas des spots, films, vidéos… déposés au préalable à cet organe, d’élaborer un code de bonne conduite pour remédier aux abus enregistrés dans l’élaboration de leurs supports audio visuels. Chaque support devrait être signé, la durée   d’un spot ne devrait pas excéder une minute et une publicité chantée durer trois minutes.

Les médias ont été conviés à respecter les prescrits de la loi, à savoir la diffusion aux heures précises des spots publicitaires sur l’alcool, de s’abstenir de lancer des contenus médiatiques pouvant  porter atteinte au développement mental du public jeune.

            La Commission de censure devrait s’en tenir au décret qui se rapporte à sa création, et les comédiens et artistes doivent s’abstenir de porter atteinte aux bonnes mœurs.

            Appelé à prononcer le mot de clôture, le président du CSAC Tito Ndombi est revenu sur la préoccupation principale de son organe, à savoir la protection de la jeunesse. La publicité ne doit pas banaliser la consommation des boissons alcoolisées.

            Pour rappel, quatre interventions suivies des débats et qui se rapportent au thème principal  des journées pédagogiques, ont été prononcées le lundi 27 octobre 2014.

Jean- Pierre Nkutu

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