Journée porte ouverte du PARRSA : vitrine sur les réalisations du secteur agricole à l’Equateur

Vine,_vineyard,_Riesling,_Germany,_organic_agricultureAprès la séance de restitution de la mission de la revue à mi-parcours, de mercredi 19 février dernier, les organisateurs ont tenu à donner une plus grande visibilité à ce projet qui suscite tant d’espoirs et ambitionne de remporter de nombreux challenges dans le secteur agricole à l’Equateur.

 A cette occasion, une belle vitrine a été dévoilée hier jeudi 20 février 2014, au Cercle français de Kinshasa, sur les principales réalisations de ce grand projet, dans ses trois composantes, à savoir amélioration de la production agricole et animale, amélioration des infrastructures de commercialisation et le renforcement des capacités des ministères de l’Agriculture et du Développement rural, gestion du projet et suivi-évaluation.

Invités de marque de cette journée, les parlementaires de l’Equateur conduits par le sénateur Sébastien Adambu, et l’Honorable Akpanza de l’Assemblée nationale, ont été édifiés par les réalisations du PARRSA dans les trois districts de la province de l’Equateur, à travers une exposition des cartes et des photos, enrichie par des explications détaillées de M. Amadou Oumar Ba, chef du projet, Alfred Kibangula, le coordonnateur national du projet, et le responsable de l’UNOPS au PARRSA.

         Soucieux d’apporter un éclairage particulier aux réalisations du PARRSA, le directeur des opérations de la Banque mondiale, Eustache Ouayoro, est venu rencontrer les sénateurs et les députés de l’Equateur pour un échange fructueux sur leurs préoccupations par rapport aux défis du secteur agricole dans la province de l’Equateur.

         A la question posée par un député de savoir pourquoi la Banque mondiale choisit quelques territoires et pas d’autres, M. Amadou Oumar Ba a indiqué qu’à la base, il y avait des critères de sélection et le comité de sélection comprend des représentants des bénéficiaires, des autorités locales, des chefs coutumiers, des ONG, et des délégués de la Banque mondiale. Un député s’est interrogé pourquoi la Banque mondiale n’investirait pas dans le café qui rapporte beaucoup à l’exportation ? Le chef du projet PARRSA a fait remarquer que le choix du produit agricole a été fait par le gouvernement. Et le directeur des opérations de la Banque mondiale de rappeler que le projet PARRSA est un projet du gouvernement qui fixe ses priorités, et la Banque mondiale n’apporte que le financement, tout en veillant au respect des normes, tel que le règlement de la passation des marchés publics. Pour ce faire, elle apporte également son expertise, ainsi que son expérience dans la réalisation de tels projets.

Quant aux craintes d’un sénateur pour ce qu’il considère comme étant un prêt consenti à la RDC par la Banque mondiale et devra être remboursé avec l’argent du contribuable, Eustache Ouayoro a recadré les choses, précisant que le financement de son institution dans le  PARRSA est plutôt un don. Et que se passera t-il si tous les projets ne sont pas réalisés comme le PARRSA arrive à terme en décembre 2015 ? Il a invité les parlementaires à s’impliquer dans le développement de l’agriculture de manière que ce secteur puisse bénéficier d’un budget à la hauteur de ses ambitions dont l’amélioration de la production agricole et animale, l’autosuffisance alimentaire, l’amélioration des conditions sociales des paysans et la lutte contre la pauvreté.

         Le budget de 3 % alloué à l’agriculture est trop faible, a ajouté le directeur des opérations de la Banque mondiale qui a plaidé pour que des moyens suffisants soient consentis à ce secteur, afin qu’après le PARRSA, les projets se poursuivent dans la durée.

M. Amadou Oumar Ba a complété en faisant remarquer que l’Etat dans ses missions régaliennes doit pouvoir faire vivre des projets. Il ne faut pas qu’après le PARRSA, tout s’effondre.

A une autre préoccupation d’une députée, le coordonnateur national du PARRSA a fait remarquer que son projet est engagé dans la formation des agrimultiplicateurs et la production des semences améliorées avec pour objectif d’accroître la production semencière, afin d’impacter sur la production agricole.

         Autour des entrepôts, a noté Amadou Oumar, il faut qu’il y ait un grand centre d’activités, par exemple des décortiqueuses, des moulins, ou de petites unités de traitement ou de transformation des produits agricoles.

         Cette exposition de la Journée porte ouverte a dévoilé que des routes, des entrepôts, des magasins et des marchés ont été construits. Si quelques-uns ont été livrés, d’autres sont en cours de construction, à la satisfaction des bénéficiaires et des autorités nationales et provinciales.        J.R.T. 

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