ITIE : l’épée de Damoclès sur la RDC

logo-itieLa sonnette d’alarme est tirée depuis des lustres. La  RDC risque, jusqu’au 25 novembre 2014, la radiation du processus de  l’Initiative pour la transparence  des industries extractives (ITIE), si les 25 entreprises minières installées au Katanga ne déposent pas leurs preuves de paiement fiscal pour l’exercice 2012. «Nous avons vingt-cinq entreprises minières du Katanga, aujourd’hui, qui n’ont pas fait auditer leurs compte en 2012 ou qui n’ont pas de preuves», a affirmé le coordonnateur national de l’ITIE/RDC, Jérémie Mack Dumba, demandant ainsi au Gouvernement de faire pression sur les sociétés concernées.

 Il a particulièrement appelé le Premier ministre Matata Ponyo à «user de son autorité primaire et en premier chef pour exiger que ces entreprises donnent ces informations au plus tard ce 25 novembre à minuit»

La conséquence de cette radiation : l’État congolais et ses entreprises ne pourront plus accéder au financement de certaines banques internationales.

Déplorant cette situation, le professeur Mack Dumba n’arrive pas à s’expliquer comment on peut accepter qu’une entreprise fonctionne dans un pays de droit –comme le nôtre – alors que depuis deux ans, elle ne présente aucune preuve de certification de ses comptes par un commissaire aux comptes, ni des preuves de passage des auditeurs. « Ce sont les choses que nous devons produire. Et comme nous ne les avons pas produites, ça nous bloque »

En définitive, si rien n’est fait jusqu’au 25 novembre, selon lui, le rapport ITIE/RDC 2012 ne sera plus publié. «Si ces entreprise ne donnent pas les éléments dont nous parlons maintenant, nous sommes complètement en dehors du processus. On nous chasse !», a-t-il affirmé.

Il convient de rappeler que la RDC avait déjà été suspendue en avril 2013 pour un an de l’ITIE, organisation qui promeut la transparence des revenus dans les secteurs minier et pétrolier. Dans un communiqué publié jeudi 18 avril sur son site Internet, le Conseil d’administration de l’ITIE disait avoir relevé «un défaut d’exhaustivité» et jugé insuffisante la «qualité des données» dans les rapports transmis.

Tshieke Bukasa

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