Intersyndicale de l’EPSP : un nouveau barême salarial proposé au gouvernement

            Les syndicats des enseignants du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.) ont remis au gouvernement, par l’entremise du ministre de tutelle, une proposition relative à un nouveau barème de salaire pour l’année 2011. Selon les explications fournies par Désiré Tshibwabwa, porte-parole de cette plate-forme syndicale, dans l’élaboration de cette proposition de barème, les syndicats de l’Epsp se sont inspirés du barème de Mbudi, du cadre macro-économique, du panier de la ménagère et des conditions salariales des enseignants des pays limitrophes. Ce nouveau barème fait partie des conclusions issues de leur Conclave, que l’Intersyndicale était venu remettre au ministre de l’Epsp, Maker Mwangu Famba le mardi 25 janvier 2011, à son cabinet. En prenant la parole, Désiré Tshibwabwa a noté que le conclave faisait partie des activités annuelles auxquelles l’Intersyndicale se livre pour évaluer l’état d’exécution de tous les accords signés avec le partenaire Gouvernement.

          La particularité cette fois consiste, selon lui, en ce que la conclave ne s’est pas limité à évaluer seulement l’année 2010, mais à faire le bilan d’exécution des accords signés depuis 2007 jusqu’à 2010. De cette évaluation, l’intersyndicale a conclu que 85% d’accord conclus n’ont jamais été exécutés par le Gouvernement ; que seuls 6% d’accords ont connu une exécution totale et que le pourcentage restant concerne les accords en voie d’exécution ou ceux dont l’exécution n’est pas achevée. A cause de ce pourcentage élevé des accords non exécuté, l’Intersyndicale a jugé bon de donner au gouvernement, jusqu’au 31 janvier prochain, le temps d’examiner ces conclusions et d’y donner une suite. Six mois après l’atteinte du point d’achèvement PPTE tant vanté, l’Intersyndicale pense qu’il est temps que les enseignants bénéficient d’un salaire digne.

 

Une évaluation unilatérale n’est pas bonne 

 

          Tout en remerciant l’Intersyndicale pour son souci de dialogue, le ministre a souligné que l’évaluation ainsi présentée est issue uniquement de la partie syndicat, donc ne peut être prise comme parole d’évangile. Il pense que le gouvernement peut aussi  se livrer au même exercice. Mais pour lui, la véritable évaluation est celle qui réunit les deux parties autour d’une table pour apprécier un travail exécuté ensemble. Il a invité les syndicats à une telle séance de travail dans un bref délai, pour l’examen de leur partenariat et des perspectives à venir. Il a toutefois souligné que parmi les points à évaluer, il existe ceux qui pèsent plus que d’autres et qui doivent être pondérés. Il a souhaité que syndicats et le gouvernement travaillent ensemble pour notre pays et  pour le bien-être des Congolais, la seule chose qui compte. Il a enfin noté que ces dernières années, la rentrée scolaire est devenue régulière et que le programme des matières est respecté ; faits qui sont révélateurs des efforts accomplis par le partenariat gouvernement-syndicats.

SAKAZ

 

 

Leave a Reply