INPP : Maurice Tshikuya Kayembe reconduit

INPP_imgEn date du mardi 29 avril 2014, le président de la République, Joseph Kabila, a signé deux ordonnances portant nominations des membres du conseil d’administration et de la direction générale de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP).

            Au terme de l’ordonnance n° 14/006, François Kidima Numa a été nommé président du conseil d’administration de l’INPP. Il a comme membres Monsa Ngaliema, Modeste Amédée Ndongala, Maurice Tshikuya Kayembe, et Patricia Gieskes. L’ordonnance n° 14/007, par contre, reconduit Maurice Tshikuya Kayembe à la tête de la direction générale de cet établissement public. Il sera secondé par Claudine Ndusi  en tant que directeur.

            De l’avis de plusieurs observateurs, le contraire aurait étonné au regard des efforts immenses conjugués par Maurice Tshikuya Kayembe pour relever le niveau de cet établissement public. Jadis, être nommé comme mandataire public à l’INPP était synonyme de sanction, de punition. Cela d’autant plus que cet établissement public était considéré comme un canard boiteux, à la merci des herbes et de l’insalubrité. Un décor très désolant : les cadres et agents démotivés  totalisaient des dizaines des mois d’arriérés des salaires. Les infrastructures, abandonnées à leur triste sort à la merci des toiles d’araignées et des chauve-souris, l’outil de production, au point mort ou presqu’inexistant, servaient d’abris à des milliers des cancrelats et des souris.

            A sa prise de fonction, il y a dix ans, l’INPP  était en cessation d’activités. On d’autres termes, il était en faillite. Il formait à l’époque une moyenne  annuelle de 2.500 personnes. A ces jours, la courbe a pris l’ascenseur jusqu’à atteindre 30.000 apprenants par an. La stratégie a consisté à mettre en exergue la formation des formateurs, les équipements et matériels didactiques, les infrastructures d’accueil, sans oublier un marketing agressif reposant sur l’amélioration des relations avec les entreprises et les partenaires.

A ce sujet, il convient de retenir que l’INPP  est désormais capable  de répondre aux besoins des entreprises, à condition que celles-ci s’impliquent en cernant bien leurs besoins. Car, aujourd’hui, on forme en tenant compte des exigences des métiers et des secteurs porteurs de croissance. La recherche de la qualité demeure le cheval de bataille de Maurice Tshikuya. Pour lui, la qualité sous-entend l’homme, d’autant plus que c’est l’homme qui apporte la qualité. D’où la nécessité d’investir dans l’homme par la formation professionnelle et le renforcement de ses          capacités. Et l’INPP peut actuellement remplir pleinement sa mission de la qualification professionnelle, de la promotion et la création d’emplois, de développement des compétences des travailleurs, en vue d’améliorer la productivité et la performance des entreprises.

            Sa rigueur dans la gestion et surtout son esprit managérial lui a attiré des partenaires nationaux, bilatéraux et multilatéraux. L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), l’Agence française de développement (AFD), l’Institut européen de coopération et de développement, le Fonds égyptien de la coopération avec l’Afrique, la Fédération des entreprises du Congo, Yamaha … Ce partenariat a redonné du tonus à l’INPP qui a pris ainsi l’ascenseur.

            On reconnaît l’arbre à ses fruits. Si l’INPP est devenu aujourd’hui la référence de la formation professionnelle non seulement au pays, mais également en Afrique et à travers le monde, cela est le couronnement des efforts de Maurice Tshikuya Kayembe. Et de nombreux prix et trophées glanés sur le plan international ne sont nullement le fruit des négociations comme il est de coutume en RDC, mais plutôt la reconnaissance d’un travail bien fait. Dans son dernier message aux cadres et aux agents de l’INPP, Maurice Tshikuya a insisté sur la poursuite des efforts et le redoublement du travail, afin de mériter davantage la confiance des autorités, des entreprises et de la population de la RDC.

            Le souhait le plus ardent des observateurs est de voir les nouveaux venus tant au niveau du Conseil d’administration que de la direction générale s’impliquer dans le dynamisme de la révolution de la modernité en marche à l’INPP. Au lieu de s’illustrer dans la division et autres basses besognes, ils doivent faire preuve de beaucoup de créativité et de professionnalisme. Des atouts ayant permis à l’INPP et à son DG de regagner la confiance du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, et du gouvernement.

Michel  LUKA 

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