Infrastructures de transport en RDC : l’INS fait un état des lieux

L’Institut National de la Statistique(INS) a lancé, le lundi 7 octobre 2013 au Grand Hôtel Kinshasa, l’enquête de collecte des statistiques sur les infrastructures en RD Congo. Cérémonie rehaussée de la présence du représentant résident de la Banque Africaine de Développement en RDC, Valentin Zongo, ainsi que du chargé de mission de l’INS, le professeur Grégoire Kankwanda Ebulelang, elle avait pour objectif, non seulement, de sensibiliser des acteurs publics et privés de ce secteur, mais encore de solliciter leur collaboration durant le processus de collecte des données. « La BAD a initié ce programme en Afrique pour avoir une meilleure connaissance sur la situation de ses infrastructures et cela pourrait aider les gouvernements de prioriser leurs actions… », a fait noter Valentin Zongo.

Occasion pour l’expert Suivi et évaluation en Infrastructures de Transport, Martin Biayi, d’exposer les résultats de la collecte de données des infrastructures de transport (routes, rails, ports, ponts, bacs, etc.) en RD Congo.

S’agissant du transport routier, a-t-il indiqué, il dispose de 152.400 km de tronçons dont 145.000 km de routes nationales, régionales et des pistes secondaires rurales et de 7400 km d’axes urbains. « 2% seulement de tronçons sont revêtus et se trouvent dans un  état de délabrement avancé…», a-t-il souligné, ajoutant par ailleurs que le pays a 30.786 km des routes prioritaires d’intérêt général dont 25% en bon état, 16% en état moyen et 59% en mauvais état. Quant aux 86.821 km des routes de desserte agricole, 11% seulement sont en bon état.

Pour le secteur du transport aérien, le spécialiste relève que la RDC a 270 aéroports répartis sur l’ensemble du pays, dont 5 aéroports internationaux. Dans le lot, a-t-on appris, il y a ceux de Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani, etc.

Concernant le secteur du transport ferroviaire, il couvre 5.033 km de voies ferrées qui datent pour l’essentiel de l’époque coloniale. En très mauvais état du fait du manque systématique d’entretien et de travaux de réhabilitation, seulement 858 km sont électrifiés.

Le pays est doté de 1965 ponts, faisant 25.130 mètres linéaires.

Pour le secteur de transport fluvial, lacustre et maritime, Martin Biayi a fait état de 16.238 km de voies navigables, avec 187 bacs et 10 ports dont 7 fluviaux et 3 maritimes. A l’en croire, ce moyen du transport se bute à un problème de navigabilité entravée par l’absence de dragage et l’insuffisance des investissements en infrastructures.

            En guise de conclusion, au regard des enjeux de développement des infrastructures de transport en RDC, l’expert Biayi Martin a plaidé, auprès des décideurs, leur adhésion et collaboration durant tout ce processus. « L’importance de cet exercice est de nous permettre de constituer une banque des données fiable et à partager avec tous les éventuels utilisateurs, afin de développer un ensemble complet d’indicateurs de performance pour le secteur des infrastructures de transport en RDC » a-t-il clamé.       Tshieke Bukasa 

Leave a Reply