Hommages émouvants à Bomboko

bombokoLe président de la République, Joseph Kabila, a rendu un dernier hommage au pionnier de l’indépendance de la RDC, Justin Marie Bomboko, hier mardi 23 avril à l’esplanade du Palais du peuple.

A son arrivée au Palais du peuple, le chef de l’Etat s’est rendu à la chapelle ardente pour y déposer sa gerbe de fleur avant de présenter ses condoléances à la famille biologique de l’illustre disparu.

 Aussitôt après son départ, la première dame de la République du Congo/Brazzaville, Antoinette Sassou a fait son entrée au Palais du peuple pour compatir au nom de son époux, le Président Denis Sassou Nguesso  au deuil qui frappe la République Démocratique du Congo qui vient de perdre un de ses grands baobabs.

Olive Lembe Kabila, première dame de la RDC, a aussi marqué sa présence au lieu du deuil pour réconforter la famille de Bomboko et à travers elle, tout le peuple congolais en général et les Anamongo en particulier.

Dans son oraison funèbre, le président du Sénat et du Comité organisateur de ces obsèques, a vanté la grandeur et le cœur généreux de Justin Marie Bomboko

Léon Kengo a fait remarquer que  ceux qui allaient chez le patriarche mongo poser leur problème ne rentraient jamais mains vides.

Pour le président de la chambre haute du parlement, le patriarche avait une grande capacité d’écoute qui a était utile pour tous les dialogue organisé par la République démocratique pour réconcilier ses filles et fils dans le tournant décisif de son histoire.

«Voilà pourquoi, Justin Marie Bomboko est  allé au Dialogue inter congolais pour  sortir le pays de la crise politique grâce à son expérience.

Une messe de suffrages a été dite par l’évêque auxiliaire de Kinshasa, Monseigneur Kisonga, pour implorer la paix de l’âme de ce pionnier de l’indépendance de la RDC qui fut de son vivant, un fervent chrétien catholique.

Après les obsèques du Palais du peuple, la dépouille de l’illustre disparu a été conduite à sa dernière demeure au carré français du cimetière de la Gombe, en présence de deux premières dames de la République Démocratique du Congo, Olive Lembe Kabila et de la République du Congo, Antoinette Sassou, du président du Sénat et du comité organisateur des obsèques de Justin Marie Bomboko, Léon Kengo, du président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, des acteurs politiques Anamongo aussi bien de l’opposition que de la majorité ainsi que la famille biologique de l’illustre disparu.

«En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est toute une bibliothèque se brûle». Cet adage africain a trouvé tout son sens dans la mort de ce vieux routier de la politique congolaise qui quitte la terre de ses ancêtres sans mettre par écrit  sa part de vérité sur l’histoire politique de son pays  et sa longue expérience diplomatique pour aider la nation congolaise bouleversée par des guerres récurrentes à l’Est et   éclairer la nouvelle génération qui manque des repères pour défendre sa patrie tant convoitée par ses voisins et des multinationales pour ses richesses.

ERIC WEMBA

Leave a Reply