«Histoire de la dissidence au sein de l’Eglise Kimbanguiste à la lumière de « 26 = 1 ». Témoignage»

Le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Arts, Jeunesse et
Sports, Manda Tchebwa, a procédé au baptême du livre de 173 pages,
intitulé : ‘’Histoire de la dissidence au sein de l’Eglise
Kimbanguiste à la lumière de « 26 = 1 ». Témoignage’’, publié par
Apota Salimba Monga Lisomba Armand (Apo Salimba M.L. Armand, comme nom
d’auteur sur le livre). Ce dernier, comme la plupart des fidèles
kimbanguistes le savent, était un dissident kimbanguiste et artisan de
première heure de cette dissidence. Ce livre retrace son témoignage –
qu’il a voulu le plus objectif possible – sur cette insurrection,
avant sa décision, en âme et conscience de revenir au bercail. La
cérémonie de présentation de cette œuvre s’est déroulée le jeudi 30
mai 2013, dans la Salle de conférences de l’Apukin à l’Université de
Kinshasa (UNIKIN), devant d’éminents professeurs, tels que Sabakinu
Kivilu Jacob,  président de l’Institut de Recherche et d’Etudes
historiques du Présent ; Obotela Rashidi Noël, coordonnateur du Centre
d’Etudes Politiques ; Mabiala Mantuba Pamphile, directeur des Editions
culturelles africaines ou encore Mwene Batende Gaston, professeur
émérite de la Faculté des Sciences Sociales, Politiques et
Administratives.
Après le mot de bienvenue adressé à tous les invités par le
professeur Sabakinu, l’honneur de décortiquer le livre et d’en livrer
la quintessence pour éclairer l’opinion publique sur cette dissidence
des ‘’bana « 26 = 1 » et leurs acolytes’’ est revenu au professeur
Mwene Batende. De prime abord, ce dernier a fait remarquer que
l’auteur de ce livre, co-fondateur de bana « 26 = 1 », ne faisait que
relater les faits qu’il a vécus. Cet ouvrage demeure donc, pour le Pr
Mwene Batende, le fruit des réalités que l’auteur a vécues avec les
leaders spirituels de la dissidence. Selon Apo Salimba, l’esprit  de
cette dissidence provient de la réunion extraordinaire convoquée par
Papa Alphonse Kisolokele pour les enfants de Papa Charles Kisolokele
et Joseph  Diangienda, où l’ordre du  jour avait deux points, à
savoir, contester les 63  résolutions  de l’Assemblée générale
extraordinaire  de Nkamba, d’octobre 2002, créer et faire fonctionner
un mouvement kimbanguiste  dissident « 26 = 1 », c’est-à-dire, Papa
Simon Kimbangu et ses 26 petits-fils  font un. Cette formule s’oppose
à celle de l’Eglise kimbanguiste officielle, reconnue par l’Etat
congolais et ayant comme formule consacrée « 3 = 1 » et représentée
par Simon Kimbangu Kiangani, en qui, selon l’auteur, s’identifient les
trois papas (Charles Kisolokele, Dialungana Kiangani Salomon et Joseph
Diangienda Kuntima).

Choreki : noyau de l’intégrisme kimbanguiste

L’auteur constate que les Bana 26 = 1 ne sont pas reconnus  par
l’Etat congolais et fonctionnent dans l’informel, sans personnalité
juridique. La lutte  pour le leadership bat son plein au sein de ce
mouvement dissident. Il qualifie de « noyau intégriste de la jeunesse
kimbanguiste » la Chorale des Enfants Kimbanguistes (CHOREKI), créée
en 1972 et qui considérait les petits-fils de Papa Simon Kimbangu
comme des « petits dieux ». Leur slogan « Papa oyé, oyé, oyé – Espoir
du monde, nous sommes avec vous » est à la base de l’insurrection. Au
lieu de dire : « nous sommes derrière vous », cette expression impose
« nous sommes avec vous », idée appuyée par José Kisolokele
Diangienda. En 2000, l’auteur rappelle que lors de sa visite à
Kasangulu, Simon Kimbangu Kiangani avait exprimé son désaccord
vis-à-vis de ce slogan. Dans la  suite, la Choreki, pour des raisons
qui lui étaient propres, refusa de se mettre débout au passage du
drapeau de l’Eglise kimbanguiste.
Pour l’auteur, la dissidence actuelle est la plus grave qu’a connue
l’Eglise Kimbanguiste, car elle se situe au niveau de la descendance
consanguine de la  famille de Simon Kimbangu. Il se félicite que
malgré ces turbulences, l’actuel Chef spirituel et Représentant légal
garde toujours son calme, en faisant montre d’une maîtrise de soi et
de sagesse et en restant fidèle à la vision de Papa Simon Kimbangu et
de ceux qui lui ont succédé. Pour l’auteur, cela est un signe que
l’Eglise sera conduite à bon port.
SAKAZ

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