Guerre de l’Est : les FONUS exigent la démission de Matata

 

Les Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité (FONUS) sont très préoccupées par l’évolution inquiétante de la guerre d’agression dont la RDC est victime de la part du Rwanda et alliés, avec sa cohorte de malheurs pour les populations de l’Est du pays, totalement déboussolées depuis les chutes de Goma et Sake. Pour sortir de cette crise, elles exigent la démission pure et simple du Premier ministre, Augustin Matata, et de son gouvernement.

Au cours d’un point de presse animé au siège de ce parti, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la  commune de Kasa-vubu hier dimanche 25 novembre 2012,  son Secrétaire général ai, Emery Okundji, a déclaré que cette démission est attestée par la lettre que le Premier ministre a adressée récemment au Sénat. Il s’est dit convaincu que le chef du gouvernement se dérobe sous un prétexte d’état de santé pour ne pas éclairer la lanterne de la chambre haute du Parlement sur la question éminemment sensible de l’agression consommée de la RDC. Compte tenu de cela, les Fonus demandent au chef de l’Etat de prendre leurs responsabilités en renvoyant le gouvernement Matata qui refuse systématiquement de se soumettre au contrôle parlementaire.

Parlant de la suspension du général Amisi, alias Tango « Four », Emery Okundji a estimé qu’il est impossible qu’un seul individu, soit-il général des FARDC, puisse mettre à genoux tout une République. « Il s’agit ni plus ni moins d’une gang de maffieux opérant pour leurs intérêts sordides», a-t-il martelé, avant de solliciter du commandant suprême de l’armée congolaise, devant la gravité des faits, d’ordonner son arrestation et de transférer son dossier aux instances judiciaires compétente en vue de l’organisation d’un procès public sans délai. Car la liste des présumés traîtres, selon Emery Okundji, est très longue. Aux yeux des Fonus, la mesure de suspension du mécène principal de Vclub  à la tête des forces terrestres des FARDC est à la fois inappropriée et sujette à caution.

Dans la foulée, le Secrétaire général intérimaire des Fonus a condamné la gestion artisanale et chaotique de cette guerre, caractérisée par les contradictions entre les dires et les faits du gouvernement quant aux moyens disponibles, les appels à la mobilisation générale et les actes de démobilisation posés sur le terrain.

Pour l’élu de Lubefu, le refus de manifester opposé aux étudiants de Kinshasa qui se sont levés pour exprimer leur ras-le-bol contre la guerre d’agression et l’occupation de Goma ne peut s’expliquer, dans la mesure où il contrarie les appels à la mobilisation générale lancés par le président de la République, le Premier ministre et les acteurs sociopolitiques.

 «Que cachent ces controverses ? », s’est-il interrogé, avant de mettre en garde les alliés du M23 basés à Kinshasa qui, chaque fois que le peuple se lève pour exprimer sa désapprobation face au complot ourdi contre la République, instrumentalisent les forces de l’ordre pour étouffer les mécontentements populaires.

Tout en exigeant la délocalisation des négociations concernant la RDC de l’Ouganda pour ne pas donner l’impression d’inféodation du pays aux Etats agresseurs, Emery Okundji a soutenu que les requêtes du M23 soient transmise à l’Assemblée nationale et au Sénat pour un débat public.

Il a remercié  la France qui, à travers son président, pose des gestes palpables de soutien de la RDC au niveau international pour que le pays de Paul Kagame et ses complices cessent leur incurie meurtrière.

Le secrétaire ai des Fonus a emboité le pas à ses pairs de l’opposition politique pour exiger l’organisation sans délai d’un dialogue national inclusif, tout en lançant un appel pathétique au peuple congolais d’observer chaque jour à midi une minute de silence jusqu’à la fin effective  de cette guerre d’agression pour réaffirmer l’unité nationale et notre compassion aux victimes de cette barbarie et des violations massives des droits humains.

Eric Wemba

    

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