Gros plan sur la Francophonie en RDC

A l’occasion du 40ème anniversaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie placée sous le thème de « La diversité au service de la paix », une série d’activités socio-culturelles est organisée au mois de mars. En RD Congo, Didier Mwewa wa Mwewa, Délégué général à la Francophonie, a placé ces manifestations sous le patronage de Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, Ministre de la Coopération Internationale et Régionale. Et, le clou de l’événement intervient le 20 mars, date retenue en commémoration de la signature en 1970,  à Niamey (Niger) du Traité portant création de l’Agence de Coopération Culturelle et technique (ACCT), l’actuelle OIF.

En attendant ledit événement, le Délégué général à la Francophonie, Didier Mwewa, s’est servi de la « Journée Porte Ouverte » du jeudi 18 mars 2010 pour faire découvrir, à la presse congolaise et à une quarantaine d’étudiants de l’Isp/Gombe, les actions de l’OIF en RD Congo.

A titre de rappel, Didier Mwewa a souligné : « La Francophonie est une institution fondée sur le partage d’une langue et des valeurs communes. Elle est composée de 56 Etats et Gouvernements membres et 14 Etats Observateurs…Et, parmi les grands objectifs, il est question de promouvoir la langue française et la diversité culturelle, la paix, la démocratie et les droits de l’homme, appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche… »

Il a demandé à tous de ne pas réduire la Francophonie à la France, au Québec (au Canada) ou à la Communauté française de Belgique qui sont des Etats et Communautés, membres au même titre que la RDC.

Concernant les actions de l’OIF, elles sont portées par 4 opérateurs institutionnels : l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), TV5, Université Senghor d’Alexandrie et l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF).

L’AUF agit dans un cadre du projet d’éducation à caractère unilatéral visant le renforcement des capacités et la formation des formateurs à travers les nouvelles technologies de la communication. La presse et les étudiants ont eu le plaisir de voir ses services relayés par  le Campus Numérique Francophone de Kinshasa (CNFK) hébergé au sein du CEDESURK, sur l’avenue des Huileries, dans la commune de Kinshasa.

C’est David Louis, responsable du CNFK et représentant de l’Auf, qui a explicité la vocation de son institution qui se résume au soutien à un ensemble de formations ouvertes et à distance réservées à l’enseignement supérieur et universitaire. Le CNFK met fin à la fracture numérique existant entre les Etats du Nord et du Sud en donnant accès à l’outil informatique à tous.

Francophonie au cœur de l’homme

S’agissant de l’AIMF, Didier Mwewa a indiqué que chaque pays a un quota de 10 adhésions par villes. Sont membres actuellement, Kinshasa, Lubumbashi, Bandundu et Bukavu. 4 ou 5 villes congolaises sont en instance d’être acceptées. Deux projets sont en train d’être élaborés par l’OIF: le centre de santé dont les travaux sont en voie d’achèvement et la Maison du Savoir à installer au Carrefour des Jeunes de Kalamu.

Quant à TV5 Monde, elle couvre déjà huit provinces congolaises afin de promouvoir la diversité culturelle et les valeurs francophones.

Enfin, l’Université Senghor d’Alexandrie forme de hauts cadres africains pour la Francophonie. Une cinquantaine de cadres congolais ont bénéficié de cette formation qui ouvre la porte à une carrière internationale.

S’agissant d’un modèle de coopération bilatérale, la Francophonie collabore avec un certain nombre de structures pour promouvoir la maîtrise et l’usage du français. Tel est le cas du SESAM (Services pour l’Education, les Savoirs et l’Appui à la Maîtrise et à l’usage du français) en RDC. « Le projet vise à créer des synergies entre les principaux acteurs de l’éducation sur tout le territoire de la RDC afin d’y favoriser une meilleure maîtrise et un meilleur usage du français par la population. Sesam a un ensemble de services pouvant être proposés dans un espace dédié pour les technologies de l’information et de la communication, la mise en place de formations adaptées, la dotation et la remise en état d’espaces permettant un meilleur accès aux savoirs. Il est constitué d’un centre national, de centres provinciaux et d’Antennes locales. Ses programmes sont conçus en fonction des réalités de terrain.»

En somme, c’est un projet financé par l’Etat français dans le cadre du Fonds de solidarité Prioritaire et mis en œuvre en étroite collaboration avec les autorités congolaises. Il est situé au Centre culturel français de Kinshasa –Halle de la Gombe.

Toujours pour être plus proche de la population, la Francophonie et la France appuyent la Médiathèque de la Funa, à Limeté. Son responsable, Paul Tete, a souligné que « C’est un espace bibliothécaire régis par l’Hôtel de ville de Kinshasa. Nous disposons de 25.000 volumes, d’une salle de cybercafé, d’un service de reliure des documents et 200 places assises…18.281 abonnés la fréquentent depuis 5 ans. Elle bénéficie des subventions de l’Ambassade de France… »

Eddy Kabeya   

 

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