Grands Lacs : le Camerounais Noa à la rescousse des cinéastes en herbe

 

Arrivé en RDC le mois passé, le scénariste camerounais Serge Alain Noa  regagne   demain jeudi 22 novembre 2012  son pays.  Pendant un mois, il  a animé   sur l’avenue Kutu à Ndjili  en compagnie d’autres formateurs, dont Kibushi,  un atelier sur l’écriture  du scénario à l’intention des férus du cinéma d’animation ( bande dessinée) originaires des  Grands Lacs.

   Nzitonda,  Nkundimana,  Patouche Monzoi, Bombolo…  sont toujours en  formation jusqu’au mois de décembre. D’autres artistes  ( dessinateurs, coloristes, peintres…) en herbe mais pétris de talents  et dont les filières  se rattachent d’une manière ou d’une autre  au cinéma d’animation suivent également cette formation.

            Conception, recherche,  développement des projets, et  réalisation  sont deux des six modules apprêtés pour les stagiaires. Le premier module a été dispensé dernièrement à Bujumbura.  Les  «apprenants» travaillent en groupes autour des projets  des scénarios préalablement sélectionnés. Ils évaluent les moyens nécessaires à la mise en œuvre de chaque phase de réalisation et de production d’un film d’animation, mais aussi la gestion des différentes étapes de la réalisation et de la production.

            Le second module se rapporte à la réalisation des projets de films sélectionnés, notamment les court métrages et les publicités animés…. Ils apprennent la prise des vues, le son, le montage, la  mouture du scénario. La formation est  aussi axée sur l’organisation et la gestion de la réalisation d’un film d’animation. Initié par le Studio Malembe Maa, cet atelier entre dans le cadre du projet Afriqu’Anim’Action. Il  vise le développement d’œuvres audiovisuelles.  L’Union Européenne, par le truchement des programmes ACP – UE d’appui au secteur culturel ACP et du Groupe des Etats ACP  soutient Afriqu’Anim’Action.

Malembe Maa a été mis sur pied en 1988 et a pour vocation d’œuvrer à l’éclosion d’une industrie culturelle en Afrique Centrale et de l’Est.

            A la veille de son départ de Kinshasa, Noa a expliqué hier mardi 20 novembre 2012  au Phare ce qui lui a été demandé par Jean-Michel Kibushi, l’animateur principal du Studio Malembe Maa. L’entretien a eu lieu sur l’avenue Kutu.

            Notre hôte  a fait remarquer qu’il s’est employé à inculquer aux stagiaires rwandais, burundais et congolais  les rudiments du scénario. Il  existe plusieurs types de scénario. On  peut écrire des fictions, des documentaires, drames historiques, comédies satiriques, burlesques, des psychodrames, des séries télévisées…., a-t-il indiqué.

Une chance inouïe

            Biochimiste de formation, Noa a pris part à la fin des années 90 à un concours international sur la formation des cinéastes à l’écriture des scénarios. Il  bénéficia plus tard en compagnie d’autres africains  d’une bourse de l’Agence Canadienne pour le Développement International « ACDI ». Et même d’une autre facilité similaire  pour  lui permettre de transmettre les connaissances acquises aux potentiels scénaristes.

Jean- Pierre Nkutu

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