Le gouvernement et ses partenaires en réunion à Kinshasa

            C’est hier mercredi 19 novembre 2014, que s’est ouvert à l’hôtel Memling, l’atelier régional sur la mise en œuvre du plan d’action de l’Afrique pour l’efficacité du développement pour une croissance économique durable. Organisé par le gouvernement congolais et l’agence du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), en collaboration avec le PNUD et consorts, cet atelier va se clôturer le 21 novembre 2014. L’objectif poursuivi est de fédérer les efforts pour la mise en œuvre tangible du plan d’action d’Abidjan pour l’Afrique et le programme du nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique.

            Ce partenariat va permettre de faire le point, examiner et échanger les expériences sur la mise en œuvre des engagements au niveau des pays. C’est un espace au service de dialogues et d’analyses pour un changement de comportements dans les relations entre les acteurs à la coopération au développement.

            Au cours de ces assises, Priya Gajraj, directeur pays du Pnud a fait savoir que les autorités nationales qui gèrent l’aide au développement ont besoin de savoir- faire et des outils pour faire le meilleur usage possible de l’aide en vue de stimuler une croissance inclusive, en répondant aux besoins des groupes marginalisés, en promouvant les droits humains et l’égalité des sexes, ainsi que l’adoption et l’atténuation du changement climatique. Elle a indiqué que dans les pays touchés par des conflits, le renforcement des capacités et le développement sont particulièrement importants.

            Pour plus de sécurité et une paix durable, les pays ont besoin de systèmes nationaux efficaces de justice et de sécurité, la capacité de répondre aux besoins les plus urgents de leurs citoyens. Elle a ajouté que l’Afrique a besoin d’une transformation durable pour faire passer son économie de son état actuel à celle des pays à revenus intermédiaires. Pour atteindre ces objectifs, trois facteurs doivent entrer en jeu, à savoir la qualité et l’efficacité de la gouvernance et des institutions, l’efficacité des politiques de développement  et la disponibilité de ressources techniques et financières pour mettre en œuvre des programmes de développement.  L’Afrique génère plus de 520 milliards de dollars de taxes intérieures annuellement, gagne plus de 168 milliards  par an sur les minéraux et combustibles minéraux, et compte plus de 400 milliards dans les réserves internationales. Cela démontre qu’avec de bonnes stratégies et des capacités renforcées, le continent peut davantage financer ses ressources propres projets de développement.

Il a à cet effet signalé que le développement du peuple africain ne pourra passer que par lui-même. Il a ajouté que les accords de coopération et la mise en œuvre des priorités doivent être placés en première position après l’aide étrangère car celle-ci ne pourra pas être une réponse au développement de l’Afrique.

Murka et Melba Muzola

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