Gouvernance : le PNUD n’a pas la même approche en RDC et au Sénégal

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) n’a pas la même approche en ce qui concerne la gouvernance en Rd Congo et au Sénégal. C’est le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre chargé des questions politiques, diplomatiques et sociales, le professeur Jean- Claude Mashini qui l’a déclaré mercredi 24 mars lors d’une rencontre organisée au siège du PNUD et dénommée « Learning coffee » sur le thème : « le rôle de l’Etat dans les pays en post conflit : le cas de la RDC ».  

« Le Sénégal a un programme gouvernance piloté entièrement par les Sénégalais, mais en Rd Congo, il est piloté par le PNUD. La conceptualisation est la même, mais l’approche est différente. Le gouvernement congolais accepte de s’ouvrir aux collaborateurs extérieurs comme des conseillers qui accordent un appui à l’Etat », a déclaré le professeur Mashini.

Un conseiller à la primature a cherché à savoir pourquoi deux poids deux mesures en ce qui concerne la méthodologie du PNUD dans ces pays. Le directeur pays adjoint, René Guiraud, s’est inscrit en faux contre cette appréciation. Selon lui, « il n’y a pas deux poids deux mesures, car le PNUD est une agence intergouvernementale et toutes les questions sont posées à son conseil d’administration.  La décision de piloter le programme gouvernance en RD Congo n’est pas une décision unilatérale, mais une décision conjointe. La marche du PNUD n’est pas figée. Il revient aux Congolais de prendre le devant en décidant de sortir de cette modalité. Il n’y aura aucun problème. »

« En élaborant un programme gouvernance chaque Etat pense à contribuer financièrement pour la réalisation de ce programme. L’apport financier de chaque Etat n’a-t-il pas déterminé le PNUD à adopter une approche différente au Sénégal et en RD Congo ? »

Répondant sportivement à cette question, le directeur de cabinet adjoint du Premier ministre a déclaré que lors du montage financier du programme gouvernance 2008- 2012, l’Etat congolais devrait aussi contribuer, mais la contrepartie nationale est de « zéro » (c’est son expression). « Ceci explique cela », a-t-il conclu.

Le « Learning coffee » s’est basé sur un atelier régional organisé à Dakar par le PNUD sur le même thème. Les politiciens d’un côté et les experts du PNUD de l’autre ont reconnu lors de cet atelier que «  la gouvernance était un thème, mais la pratique de la gouvernance n’est pas la même dans tous les pays. Avec la crise financière internationale, la gouvernance mondiale doit être revisitée, car elle est en faillite ».  L’atelier de Dakar a été convoqué par le PNUD parce qu’on est dans un tournant marqué par la crise financière internationale, il fallait alors repenser le rôle de l’Etat pour qu’il puisse être efficace, assurer la sécurité de la population.  

Jean- René Bompolonga 

 

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