Gabriel Bolenge craint la déception face aux promesses non tenues

La déception du peuple congolais face aux promesses non tenues par le gouvernement congolais, à quelques semaines de la fin de l’année du social, inquiète le notable Gabriel Bolenge. Ses inquiétudes sont plus grandes quand on sait que ce n’est pas la seule promesse irréalisée depuis l’entrée aux affaires de l’exécutif. Trop des déceptions dans tous les domaines risquent de pousser tôt ou tard les populations dans la rue ! C’est sûr, dit-il. Et c’est cela que craint ce natif de Bikoro qui croit dur comme fer que cette déception aura, à n’en point douter, des conséquences néfastes pour bon nombre d’acteurs et dirigeants politiques, lors de prochaines échéances électorales. Trop et longtemps déçu, fait-il remarquer, le peuple va certainement trier le bon grain de l’ivraie. Certainement qu’il va rejeter les mauvais dirigeants qui n’ont rien fait pour lui, mais manifester de la sympathie pour les nouveaux acteurs politiques auxquels il n’hésitera pas à accorder ses suffrages. 

            Si rien de concret n’est réalisé, si aucun geste n’est posé en faveur de nos populations, dans le cadre de cette année du social qui touche à sa fin, croyez-moi, le peuple ne croira plus à nos promesses de dirigeant politique ! Cette exhortation qui est lancée à l’endroit du gouvernement et des leaders politiques, est du notable Gabriel Bolenge qui reste persuadé qu’un miracle est toujours possible à la dernière minute.

            Ce financier de formation et ancien cadre à la Banque centrale du Congo qui s’est entretenu la semaine dernière, avec quelques membres de la presse congolaise, sur l’évolution de la situation politique, économique et sociale, a émis quelques critiques sur le bilan de 2010 décrété année du social.

            Il ne s’explique pas comment avec le levier de l’effacement de la dette extérieure à plus de 90 %, en RDC, nous traînons le pas à affecter les sommes économisées vers des actions visant la promotion du bien-être de nos populations.

            Les rapports de quelques organismes internationaux auxquels il fera ensuite allusion, montrent que dans le domaine social, beaucoup reste encore à faire en RDC. Parmi les besoins sociaux les plus urgents de nos populations, le natif de Bikoro cite l’amélioration des conditions salariales des agents de l’Etat, la construction de nouvelles écoles, de nouveaux hôpitaux, et d’emplois pour juguler le chômage.

            Pour le notable Gabriel Bolenge, des avancées significatives n’ont pas été réalisées au cours de l’année qui tire à sa fin. Certes, on a vu quelques projets financés par la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement et d’autres partenaires au développement.

            Que dira-t-on alors au peuple ? S’est interrogé l’ancien cadre de la Banque centrale du Congo, membre fondateur du MLC, aujourd’hui initiateur et géniteur du Parti chrétien démocrate pour le développement intégré, le P.C.D.I. .

            Pour sa formation politique, le gouvernement doit revoir la copie de sa politique sociale qui a créé des milliers de mécontents dans les rangs des fonctionnaires de l’Etat, et jeté sur le pavé autant des retraités, notamment des agents administratifs, des médecins, des enseignants, des paramédicaux et des magistrats.

            Sur le plan économique, Gabriel Bolenge, qui est partisan de la politique distributive du revenu national, pense que les solutions sont à la portée de nos actions. Dans un pays aux potentialités immenses, si la gestion est transparente, il y a moyen de répondre aux besoins de nos populations. Aussi reconnaît-il qu’avec une fiscalité de développement, le gouvernement peut élargir l’assiette fiscale par la prise en compte de l’économie informelle, au lieu d’exercer une forte pression fiscale sur les contribuables recensés et répertoriés.

Tout doit être repensé et réorganisé sur le plan des finances publiques pour éradiquer les détournements des deniers et biens publics. 

                                 J.R.T.

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