Franck Ngyke, sept ans déjà !

 

A l’occasion du 7ème anniversaire de la disparition de François Kangundu dit Franck « Ngyke », journaliste congolais lâchement assassiné avec son épouse en novembre 2005 à Kinshasa, ses anciens collègues de l’Université de Lubumbashi (UNILU) lui ont rendu un vibrant hommage le samedi 1 décembre 2012 dans la salle paroissiale St Joseph à Kalamu. Réunis au sein de l’Asbl «Les Kassapards», ces amis de Ngyke ont initié, en mémoire de l’illustre disparu, une messe de suffrages rehaussée par de nombreuses personnalités du monde sociopolitique congolais.

L’officiant du jour, l’abbé Michel Nany a, dans son homélie fustigé l’outrage aux morts qui s’enracine dans la ville de Kinshasa, où les lieux de deuil sont transformés en lieux de réjouissances. Certains cherchent carrément à en tirer profit. « Nos frères décédés nous ressemblent. Un jour, nous aussi nous mourrons. La mort étant devant nous, le peuple de Dieu est appelé à se préparer au jour le jour. Ce, en restant en harmonie avec Dieu, le Créateur de l’univers, en vue d’hériter le royaume des cieux… »a-t-il lancé.

A l’issue de la messe, les amis et connaissances ont partagé les souvenirs de Franck Ngyke, unanimement résumés en « travailleur » et « jovial ». Au nom du comité directeur de l’Asbl « Les Kassapards », Lutonadio Nzau a témoigné la participation active du regretté dans le rayonnement de leur association.

Pour sa part, la fille de Franck Ngyke, Grâce «Amara Chukwu» Kangundu, ayant hérité de son père l’art de l’écriture, a renseigné que son géniteur avait réellement la passion d’écrire. Une tâche qu’il a accomplie avec dévouement jusqu’à l’aune de sa vie terrestre, a-t-elle témoigné.

Directeur de rédaction du quotidien La Référence Plus, Théo Kimpanga a, quant à lui, rappelé le rôle éminent que jouait son ami dans la préparation de l’édition du jour. « C’est un des meilleurs journalistes que j’ai connus dans ma rédaction. Franck me rassurait, même si l’actualité était terne, morose, car il ramenait toujours un sujet intéressant à son retour à la rédaction…C’est un monsieur qui nous manque vraiment…», a-t-il regretté.

Enfin, dernière personne à avoir saisi le texte posthume de Franck Ngyke, Génie Mulobo a rappelé, les larmes aux yeux, les circonstances de leur dernière entrevue, avant de dénoncer le traitement laxiste de ses assassins. « Sa mort m’a beaucoup troublée et perturbée. Je pensais qu’on pouvait sévèrement punir ses bourreaux. Malheureusement, ils ont été relâchés et aujourd’hui, ils hument l’air frais de Kinshasa, alors que ses enfants souffrent de l’absence de leurs parents… ».

Tshieke Bukasa

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