Fortes et persistantes pluies à Kinshasa : la route de Matadi menacée

Inondation à KinshasaLa fin saison de pluie,  dont la date théorique est fixée au 15 mai, avant le début de la saison sèche  qui doit intervenir incessamment, risque   d’être très douloureuse pour beaucoup de ménages, une ardoise lourde à éponger pour de nombreuses familles déjà démunies.

            Pour preuve, les pluies qui sont tombées de manière soutenue  sur la ville de Kinshasa dans les nuits de mardi à mercredi et de mercredi à jeudi ont fait de dégâts considérables. On ne compte plus le nombre de maisons inondées, de toitures emportées d’arbres déracinés, etc. Au réveil, beaucoup de gens se sont retrouvés les pieds dans la boue et tous les biens engorgés d’eau.  Pour la plupart, ces infortunés ont passé la nuit éveillée par crainte d’être surpris par  d’éventuels affaissements de mur. Le matin venu, les familles ont passées leur journée  à évacuer ces eaux.   Au niveau de la Cité Verte, une jeep toute neuve s’est retrouvée jeter dans un caniveau.

            Même les rivières dont les lits ont été curés, à l’instar de la rivière de la Gombe, sont sorties de leurs lits.   Quant aux  routes et à la voirie c’est la même chose : chaussées inondées  faute de voies d’évacuation suffisantes  des eaux de pluies très abondantes, routes cassées par endroit avec beaucoup de sables. La pluie a surtout laissé beaucoup d’interrogations sur la capacité de travail des certaines entreprises de travaux publics qui ont gagné les marchés de l’édification de ces ouvrages.

Du côté de la route de Matadi  sur le tronçon compris entre le quartier  Upn et Matadi Kibala, où les travaux se poursuivent encore, du fait d’avoir diminué la largeur de caniveaux construits  il y a plusieurs années par le  corps de génie militaire pour éviter une nouvelle érosion sur cette route, les eaux de pluies n’ont pas pu être contenues. Elles se sont littéralement déversées sur  la chaussée.

            A y voir de près, hormis le comportement incivique de Kinoises et Kinois qui jettent de ordures ménagés partout, il y a également l’anarchie et le banditisme foncier qui accentuent cet état de choses.  Certains quartiers de la ville jadis bien lotis  et urbanisés  avec une verdure luxuriante pour atténuer la force des eaux de ruissellement  sont aujourd’hui victimes de l’inaction de l’autorité qui devrait faire observer le type de construction à poser. En lieu et place on voit au jour le jour de nouveaux riches ériger   des gratte-ciel    dans ces quartiers sans  aucun rappel à l’ordre. Et   le morcellement des parcelles en plusieurs morceaux  étant devenu la règle, ces quartiers sont totalement défigurés.

Face à ce drame répétitif, l’autorité compétente est appelée à agir de manière efficace afin de  protéger des vies mais aussi les biens de la population.

VAN 

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