«Folies Dance» extirpe la presse de l’enfer politique

Phénomène d’actualité, les danses urbaines font rage chez les plus jeunes à travers les quartiers tant populaires que de la bourgeoisie du monde. Malgré sa « Rumba » et ses « Ndombolo » endiablés, Kinshasa n’échappe à ce vent venu de l’Ouest ! Un des groupes en vogue, Folies Dance affiche désormais ses ambitions. Il s’est exprimé avec satisfaction, le week-end dernier, au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa. Au menu, un spectacle interpellant  intitulé « Basango» qui se traduit par « les nouvelles ». Ces informations tant recherchées puis obtenues avec toutes les difficultés du monde pour abreuver le monde. Le spectacle trace, finalement, ce chemin de croix parcouru par les journalistes ; met en exergue les centres d’intérêts et les lecteurs agités.

Une idée géniale

L’intrigue mise en scène par les danseurs urbains démarre par l’entrée en scène des journalistes. Concentrés dans la lecture de leurs journaux, les journalistes se trouvent bousculés dans leur quiétude par certains centres d’intérêt qui ne retrouvent pas leur compte. L’on trouve ici les intellectuels et les politiciens. Ils sentent leurs intérêts égoïstes menacés. D’où la course poursuite exigeant la divulgation des sources d’informations. Face à cette insécurité grandissante, ce sont plutôt les « Parlementaires debout», lecteurs assidus mais ne disposant pas de moyens conséquents pour s’en procurer ! De leurs bouillantes discussions, il ressort un appui à la liberté d’expression. Il y a, d’autre part,  des séquences où les vendeurs de journaux sont menacés et leurs butins arrachés avec violence… Insécurité qui s’exprime à travers les figures de style bien agencées dans une chorégraphie aussi plaisante.

Quid de Folies Dance

« Basango », c’est un spectacle interprété par onze artistes (élèves et étudiants). Il a été joué en 2009 dans sa première mouture à l’occasion de la journée internationale de danse à la Halle de la Gombe. La version actuelle est la plus complète avec ses stars, à l’image de « Selemani (19 ans), Barly Tshibanda (18 ans), Dan Bolonda (16 ans), Rashid (16 ans) et Bobo (19 ans)…

Cependant, compte tenu de leur sang chaud, ces jeunes artistes ont intérêt à se confier à un directeur artistique qui pourra orienter leurs spectacles avec un peu de professionnalisme.

 Eddy Kabeya   

 

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