Fiançailles : «Toujours établir un bon critère de choix du conjoint pour échapper au regrets plus tard»

Dans la vie courante, plusieurs personnes sont confrontées à des difficultés de choix en ce qui concerne les relations intimes. Certes qu’il n’y a pas des lois nettes à ce sujet mais il y a certains principes à observer pour éviter des déceptions qui peuvent conduire à beaucoup de problèmes notamment de santé mentale (suicide, instabilité dans le couple, etc.). C’est ainsi que Le Phare a rencontré le docteur Davin Mpaka, neuropsychiatre au CNPP, qui énonce quelques principes à respecter pouvant aider à faire un bon choix dans ce domaine. Voici le résumé de l’entretien.

Tenir compte de  l’âge avant un quelconque engagement

 Il faut premièrement savoir qu’un bon choix relève d’une certaine maturité. Au fur et à mesure que l’âge évolue, notre appréciation de la vie change également. A l’âge de 18 ans par exemple, on peut avoir des préférences chez un homme ou une femme qui peuvent changer à un certain âge avec la maturation. Des études révèlent que l’âge de la maturité en la matière commence à 25 ans parce qu’on a déjà  une posture de prendre des décisions fermes. Mais avant cet âge, il est important d’avoir déjà  des critères de choix. Les meilleurs critères sont ceux qui ne changent pas. Ce sont ceux sur lesquels il est mieux de se pencher si l’on tient à construire une vie de couple harmonieuse et pérenne. Il s’agit par exemple de la taille, la nationalité d’origine, la race, l’éducation de base, etc. En ce qui concerne les critères qui changent, nous avons premièrement l’argent. Il n’est pas conseillé de baser son critère de choix sur l’argent parce qu’il peut s’épuiser, bien qu’il soit un élément qui stabilise le mariage. Il y a également la religion (qui peut changer suivant les émotions et les circonstances), la beauté, la corpulence et tant d’autres. Il n’est pas bon de porter son choix sur une personne essentiellement sur base de sa corpulence, ou son paraître. Vous pouvez par exemple épouser un homme ou une femme aujourd’hui puisque sa posture vous plait, mais après un temps, s’il ne garde pas le même profil, cela peut-être une source de beaucoup de problèmes jusqu’à déstabiliser le foyer.

Mais de tous ces critères, l’éducation de base s’avère l’élément primordial et fondamental, car quelles que soient les circonstances, elle se révèle toujours constante.

Comment reconnaitre un conjoint d’une bonne éducation de base ?

Il existe certaines pistes qui laissent voir que telle personne a reçu une bonne éducation de base. Tout doit commencer par l’observation afin d’arriver à mieux cerner les réactions de la personne mise en cause. Généralement en psychologie, il se révèle qu’une personne garde toujours, les mêmes habitudes, les mêmes réactions, même s’il peut y avoir quelques variations. Un homme bien éduqué est celui qui sait présenter ses excuses à sa partenaire lorsqu’il  n’a pas pu tenir ses engagements. Il a la facilité de demander pardon lorsqu’il a mal agi, il sait maîtriser sa colère et la canaliser de manière à ne pas créer des tensions en public. C’est quelqu’un qui écoute et comprend.

Avec l’observation comportementale de son prétendant s’ajoute une autre qui s’élargie à la famille dans laquelle vous vous apprêtez à adhérer. Cet aspect des choses est aussi important à prendre en compte puisqu’il est possible que certaines réalités que l’on ne peut pas accepter de l’autre, tirent leurs origines de la famille de son prétendant. C’est le cas par exemple avec la polygamie. Une femme qui ne conçoit pas de contracter un mariage avec un homme polygame ou qui pourrait le devenir un jour tout au long de leur mariage, doit éviter de se marier avec un homme dont le père et les frères sont polygames. Parce que le jour où le mari se décidera de prendre une seconde épouse, sa belle famille ne sera pas à mesure de défendre sa cause. Bien au contraire pour elle, il est fort probable qu’elle appui la décision.

Puisqu’il est question de choisir la personne avec qui on doit partager la vie, certains aspects méritent d’êtres pris en compte quand bien même très souvent, les gens n’y accordent aucune importance. Il faut éviter les mariages entre fils unique-fille unique, fils ainé-fille ainée, cadet-cadette, au risque d’être confronté à des situations de conflit d’autorité pour le cas des ainés par exemple, qui sont souvent pilier de la famille. Le décalage énorme du statut social est un facteur capable de déstabiliser la vie de couple. Le mari peut soit se comporter en gangster pour s’imposer, soit subir des humiliations,  avec comme conséquences, effacement, soucis, maux d’estomac, drogue, voire suicide. Ceci vient soutenir l’idée selon laquelle il ne faut jamais se marier par amour de l’argent. En plus de tout cela, lorsqu’on veut s’engager dans une relation, il faut arriver à identifier les membres de famille qui peuvent défendre votre cause en cas de problème ou s’occuper de vos enfants en cas d’absence.

Tenir compte des amitiés

 Après l’observation du comportement du futur conjoint et de sa famille, vient le tour de l’observation de son entourage. Comme le dit le dicton « dit moi qui tu hantes je te dirai qui tu es». L’entourage ou les amitiés peuvent influer de manière considérable sur le comportement ou les habitudes. C’est ainsi qu’il faut chercher à savoir quel type de personne fréquente votre prétendant parce que le comportement de cette dernière l’influencera  toujours même s’il a une bonne éducation de base.

A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas passer outre le rôle que joue le téléphone portable dans la vie de couple ou intime. Un homme ou une femme qui laisse toujours son téléphone verrouillé, se retire tout le temps pour répondre à son téléphone ou qui est toujours en mouvement, est à tenir à l’œil. On conseille aussi de ne pas choisir un homme qui très beau ou une femme très belle mais le personne doit être présentable. (À suivre…)

Perside DIAWAKU et Myriam Iragi

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