Feuilleton de son agression à Boma : Adrien PHOBA victime de ses propres maladresses

Adrien PhobaSans pour autant préjuger des conclusions du rapport des enquêtes diligentées sur l’agression perpétrée en février dernier sur la personne physique de Adrien PHOBA, député élu de Boma, des questions subsistent quant aux agissements de la victime avant et après cet acte ignoble.

Selon des bribes d’informations glanées dans les milieux sociopolitiques de la ville de Boma ainsi que le rapport circonstancié de l’autorité urbaine, le 20 février dernier, des délégués de l’honorable PHOBA s’étaient présentés au cabinet du bourgmestre de la Commune de Kalamu pour y déposer une lettre annonçant la tenue d’un meeting de leur leader sur l’esplanade de cette place communale. Malheureusement, la BRALIMA avait déjà obtenu l’autorisation d’organiser une série d’activités promotionnelles dénommées « Primus Akangi Masolo » du 20 février au 31 mars, comme indiqué dans la lettre signée par deux hauts responsables de cette société, notamment JM Vianney BOMBORO, directeur de siège, et Tellhim MWAMBILA, chef de département commercial. Aussi curieux que cela puisse paraître, l’état-major du député PHOBA Adrien n’avait pas déposé une copie à Mme La Maire de la Ville.

            En date du 21 février, des invitations signées par Adrien PHOBA avaient été adressées aux autorités politico-administratives et notabilités de la ville pour assister à une séance de restitution de la session parlementaire dans la salle Jean Paul II à 15 heures 30. Chose assez curieuse, à la même date, le même état-major s’est présenté au District de la police pour demander une équipe d’agents pour sécuriser le député PHOBA qui devrait effectuer son entrée à Boma par route avec comme point de chute la Paroisse Bon Pasteur. C’est ainsi que les services de la Police ont alors orienté le dispositif sécuritaire vers l’axe indiqué. Mais quelle sera la surprise d’apprendre que l’honorable PHOBA Adrien devrait arriver à Boma non plus par route mais par un vol régulier d’Air Tropiques à l’aéroport de Lukandu, en compagnie de quatre personnes de sa suite. La Police a alors délocalisé le dispositif sécuritaire vers cet aéroport.

PHOBA agressé habillé en tenue de prêtre 

            Vers 15 heures, un appel téléphonique des personnalités invitées et qui l’attendaient dans la salle Jean-Paul II a informé la Police que le député Adrien PHOBA avait déjà tenu son meeting à la Place NKONDO et qu’il avançait à pied vers le centre-ville vêtu d’une soutane noire assortie d’une grande croix. L’autorité urbaine a encore ordonné aux agents de la  Police de tout faire pour rattraper le député et ses partisans en vue de les prendre en charge et d’assurer leur sécurité. Mais hélas ! Avant d’atteindre ces lieux, les éléments de la Police apprendront que  Adrien PHOBA avait été lapidé par des inconnus et son œil gauche avait été atteint par un projectile au niveau du Rond-Point Boma II. Saignant abondamment, l’élu de Boma avait été immédiatement conduit sous escorte policière jusqu’au Centre de Santé le plus proche dénommé « Sacre Cœur ». D’où il n’est sorti que vers 20 heures pour être ramené toujours sous escorte policière au domicile de son beau-frère, feu Baby EWING.

            Tenue informée de cet acte ignoble, Mme la Maire de la Ville a lancé sur les médias locaux un message pour condamner et regretter ces actes de violence gratuite et injustifiés. Avant d’enjoindre les services de police de tout faire pour mettre la main sur les commanditaires et les auteurs de ces actes violents pour les traduire devant les cours et tribunaux.

A.PHOBA reconnait ses maladresses

             Lors de l’entretien avec le commandant de District et son P2, Adrien PHOBA a d’abord confirmé son arrivée à Boma par avion mais il s’était caché sous les sièges arrières d’une voiture ordinaire pour traverser incognito la ville jusqu’au KM 15 avant de faire demi-tour pour descendre à la Place NKONDO pour y tenir son meeting. Il a fortement regretté ce comportement qui n’honore pas un député national et a promis de ne plus s’y hasarder à  l’avenir.

Des questions subsistent 

            Bien avant l’arrivée de l’honorable PHOBA à Boma pour y tenir son meeting, la ville avait été inondée par d’innombrables tracts hostiles à lui-même et à un autre député élu d Matadi rédigés en des termes durs et menaçants du genre : « Adrien PHOBA, avant oloba, bimisa Séraphin na boloko ». Pourquoi cet élu de Boma et son état-major ont-ils négligé ces menaces ? Pourquoi ont-ils échappé délibérément à la prise en charge sécuritaire de la Police qui avait pourtant déployé des éléments bien équipés pour veiller à leur sécurité ? Pourquoi Adrien PHOBA a-t-il porté une soutane noire assortie d’une grande croix alors qu’il n’est pas un prélat ?

                                   F.M.    

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