Festival de musique de la Bralima : JB Mpiana, Ferre, Wemba, Werrason…. Etincellants

B0-37-2D-17-92-1A-0E-BA-33-D3-84-BD-C4-23-EA-CD-E2-47-1F-0DVendredi 21 juin 2013, il est près de  19 heures et le stade des Martyrs est  plein à craquer.  Les Kinois férus de musique, ont  répondu présents  à l’invitation de la Bralima qui organise le Festival de musique dans ce temple de football à l’occasion de la Journée mondiale de la musique et  de ses  90 ans d’existence.

Une fois de plus, la Bralima a bien fait les choses. Un imposant podium est dressé non loin de l’aire de jeu deux écrans géants  placés juste à côté pour permettre à tous les  spectateurs  de bien suivre  le spectacle. Un important dispositif policier est déployé dans le stade pour maintenir l’ordre tout au long du festival. 

Ben Afrifa, Laurent Bukasa, Jean-Flavien Kaniki…. respectivement  directeur marketing, Marketing manager beer, Brand Manager          Primus à la Bralima veillent  au grain.  Egal à lui-même, « l’animateur » Bakou Lembo « Sparta » crée l’ambiance.

 Chaque groupe (11 au total) devrait  bénéficier de  40 minutes de prestation.

Kas Kasongo, les Bayoudas du Congo et le groupe de Mabele Elisi donnent le ton.

Reddy Amisi monte sur le podium peu avant 19 heures. Ses poulains, relativement crispés au début, se déchaînent par la suite. Bailo et consorts interprètent Libala, Aziza, Assistant social…..

 Kuru, invité de taille de la Bralima, se présente sur le podium avec un mouchoir, coiffé d’un chapeau noir. La chorégraphie de Viva la Musica est bien structurée. Shungu Wembadio interprète  ses vieilleries pour le bonheur des festivaliers.

Longtemps écarté de la scène pour raison de santé et aujourd’hui pétillant de forme  l’animateur Biscuit des écoliers est tout feux tout flammes.

Emotions fortes

 Wenge BCBG ne fait pas trop languir le public qui  réserve un accueil délirant à Mukulu. Comme d’habitude, l’animateur Gentamycine est le premier à chauffer les spectateurs avec ses cris incendiaires. Les cris fétiches « Ah yo, yo, de la patria» et « Amataka na mpunda» galvanisent  la foule.  A peine monté sur scène, le compositeur d’Omba entonne  «Esau».

Elégant , Mukulu  cite    le nom de son ami Werrason, invitant   le pouvoir et l’opposition congolaise à fumer le calumet de la paix. Le public est alors en extase.

 Quelques minutes plus tard, on  entend  une immense clameur. Le public scande : « Werra, ye wana ayei ».  Werrason est incontestablement la plus grande star congolaise de la chanson, entend-on auprès des festivaliers. Il se fait que dans le souci probablement  de mieux faire, les poulains de Werrason amplifient le son. Cela fait un peu désordre. Werrason interprète  la chanson «Voyage»  dans laquelle il parle de  l’accident qu’il avait connu, il y a quelques années, saluant au passage le geste posé par Mukulu . Et va enchaîner avec « Azmak ». La chorégraphie est  irréprochable. Le soliste Luxembourg se met en vedette.  Mention spéciale aussi à Héritier Watanabe.

Et quand la bande à Werrason descend  du podium, les gradins se vident.

Avec la montée du groupe Jet Set de Ferre sur le podium, de nombreux spectateurs qui n’avaient pas suivi la prestation  de Cultur’a Pays Vie de Wazekwa reviennent au lieu du spectacle.

«Bato bazalaki liboso balataki malamu té, ndlr ceux qui m’ont précédé sur scène, n’étaient pas bien habillés», a dit d’emblée Hervé Gola. Se permettant de vanter la qualité de ses habits.

Il emballe le public avec «Portemonnaie» et «Vote Singa». Ferre  a la chance d’avoir un groupe homogène. Les chanteurs Djenny, Chikito…, pétris de talent et promis à un bel avenir, sont à la hauteur. Il en est de même de l’animateur Bercy, transfuge de Cultur’a Pays Vie.

Ferre et consorts partis, les gradins se vident de nouveau. Cela n’a pas empêché Vieux Bombas et le Zaiko de remplir merveilleusement leur contrat. Le festival prend fin au-delà de minuit.

Jean- Pierre Nkutu 

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