FDLR : Köbler prévient «On va accentuer la pression militaire!»

Special Representative of the Secretary-Le numéro 1 de la Monusco, Martin Köbler, a relancé, hier mercredi 4 juin 2014, un ultimatum à l’endroit des rebelles des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda dont une centaine d’éléments se sont rendus le vendredi 29 mai dernier dans la localité de Kateku au Nord-Kivu. « C’est une bonne chose cette reddition, mais il faut être prudent. Nous encourageons une reddition totale, sinon on va accentuer la pression militaire… », a-t-il prévenu.

Ce même message a été émis par les envoyés spéciaux en séjour à Bujumbura et à Kinshasa et qui avaient demandé la « reddition complète de tous les combattants et hauts gradés (des rebelles hutu rwandais) FDLR dans les prochains jours au risque de subir des attaques de l’armée congolaise et de la brigade d’intervention de la Monusco ». Cependant, Mary Robinson, l’Envoyée spéciale de Ban ki-Moon dans la région des Grands Lacs, a exprimé sa méfiance sur cette reddition qui pourrait se révéler une « tactique pour gagner du temps ».

Notons aussi que pour sa part, le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, avait affirmé que cette réédition représentait un début d’un processus qui devrait concerner au total 1 400 combattants de cette rébellion rwandaise présente dans l’Est de la RDC depuis deux décennies.

Quant au président de ces rebelles qui se sont rendus vendredi a déclaré que ce geste traduisait leur volonté  de voir tous les peuples et tous les Etats de la région vivre en paix.

Malheureusement, bon nombre d’activistes de la société civile du Nord-Kivu avouent attendre voir les FDLR se rendre effectivement, expliquant que ce n’est pas la première fois que ces rebelles entament un processus de reddition avant de se rétracter.

Il convient de rappeler que c’est à la suite de la déroute du M23 en novembre dernier que la Monusco et les FARDC avaient fait de l’éradication des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) leur priorité pour 2014.

Les FDLR sont accusées d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda, qui a fait au moins 800 000 morts selon Kigali. Elles sont Réfugiées dans l’est de la RDC, elles comptent entre 1.500 et 4.000 hommes, selon les sources, et sont particulièrement actives dans les Nord- et Sud-Kivu, où elles sont accusées de graves exactions contre les civils (viols, meurtres, pillages, enrôlements d’enfants-soldats…).

Junior Twendele, Christian Nkaziangani & Joseph Ngongo (stagiaires UNIKIN)

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