Fayulu : « Il faut invalider les étrangers qui siègent au Palais du peuple»

Martin Fayulu. Radio Okapi/ Ph. John BompengoL’invalidation des députés de l’Opposition à la fin de la session de mars à l’Assemblée Nationale n’arrête pas de soulever des vagues.

La dernière réaction en date est celle des Forces Acquises au Changement. Au cours d’un point de presse organisé au siège de MPCR, dans la commune de Ngiri-Ngiri, le samedi 22 juin, son Coordonnateur Martin Fayulu a dénoncé la manière cavalière dont cinq députés de l’Opposition ont été invalidés en violation du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale.

            Il a souligné que le rapport de la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) sur la question n’a pas  été distribué aux députés 48 heures avant le débat en plénière, conformément à l’article 61 du règlement  intérieur.

            Comme José Makila au début de la législature 2006,  sous la présidence de Vital Kamerhe, Fayulu a exigé l’invalidation des étrangers qui siègent à l’Assemblée nationale, en violation de l’article 10 de la Constitution.

            Tout en rappelant qu’il avait officiellement à ce sujet, saisi le président de l’Assemblée nationale, Fayulu a fait remarquer que tous les actes qu’ils posent aujourd’hui n’ont aucune valeur juridique et restent attaquables devant les juridictions compétentes.

            Concernant la corruption à l’Assemblée Nationale, les FAC ont renouvelé leur invitation urgente au Procureur Général de la République à se saisir d’office de cette question par l’ouverture d’une information judiciaire afin de débusquer tous les « kuluna  à col blanc » siégeant au sein d’une Assemblée nationale davantage discréditée.

            Abordant le point relatif au retour de l’abbé Malumalu à la tête du Bureau de la Ceni, Fayulu a relevé que l’acharnement du pouvoir en place à faire revenir ce prêtre catholique n’a rien avoir avec son expertise en matière électorale en RDC mais parce qu’il est celui qui « maîtrise » le mieux les procédés mis en place pour la tricherie et il faut prolonger le secret.

            Pour le précité, ce retour est une insulte à la mémoire collective, d’autant plus que le dispositif dont s’est saisi Ngoy Mulunda pour organiser la tricherie à grande échelle était mis en place par Malumalu avant de quitter la CEI.

            Parlant de la révision constitutionnelle dont le débat venait d’être lancé le 19 juin dernier à l’occasion du baptême du livre intitulé « Entre la révision de la Constitution et l’inanition de la nation » du professeur Evariste Boshab, Secrétaire général du PPRD, le Coordonnateur des FAC a martelé que cette révision ne peut toucher les dispositions verrouillées de la Constitution, notamment l’article 220.

            Il a annoncé que sa plate-forme et les vraies forces du changement  mobiliseront dans les prochains jours le peuple congolais comme un seul homme pour créer un front républicain afin de faire échec à toute dérive totalitaire.

            «L’art 64 de la Constitution nous en donne les moyens et nous disons : touche pas à Mon « 220 » et pas de présidence à vie », a-t-il déclaré.

            Les FAC continuent à soutenir le dialogue inclusif pour résoudre la crise multiforme en RDC, vu l’échec des pourparlers de Kampala avec le refus du gouvernement congolais de poursuivre les discussions avec le M23.

Eric Wemba

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