Expulsion des Congolais : la FBC condamne Brazzaville

beachL’expulsion massive des Congolais principalement « Kinois » vivant dans le pays de Denis Sassou Ngouesso fait couler encre et salive. Raison pour laquelle, le président du comité exécutif de la Fondation Bill Clinton, Emmanuel Cole, a animé une conférence de presse, le mercredi 23 avril 2014 dans un restaurant de la commune de Kalamu.

 En effet, Emmanuel Cole était résidant au Congo-Brazzaville pendant plus de dix ans. Il a d’ailleurs étudié dans ce pays. Malgré  cela, il n’est pas du tout content de voir les autorités brazzavilloises rapatrier leurs frères congolais dans de mauvaises conditions.

« Après toutes ces années de résidence au Congo-Brazzaville, selon la loi sur la migration, je peux être  considéré comme Brazzavillois. Mais, je condamne avec la dernière énergie les expulsions massives des Congolais de Kinshasa par les autorités de Brazzaville », a déclaré Cole président.

Actuellement en Afrique, on parle de « l’intégration africaine». Cette politique voudrait que les africains puissent se tenir la main dans la main, s’entraider mutuellement pour rechercher l’excellence au sein de leurs pays respectifs et l’épanouissement du continent en général. Mettre sur pied des politiques pouvant booster les changements social, économique, politique enfin de pouvoir développer le continent.

Face à cette obligation commune, Emmanuel Cole note : « certains pays africains comme Congo-Brazzaville, l’Angola, etc. ne pouvaient pas afficher un tel comportement à l’égard des Congolais.

Même madame Kossazana Zuma, présidente de la Commission de  l’Union Africaine, ne réagit face à cette situation. Elle digère facilement que les autres Africains sur leur propre continent soient chassés par les pays  frères. Cela est souvent fait sans aucune raison valable, C’est vraiment l’inversion des valeurs. Et là, c’est vraiment   évoluer  dans le sens contraire de l’intégration tant souhaitée.

      Si les pays européens, asiatiques, américains et océaniens prennent la même décision de chasser les africains, est-ce que les présidents Africains ou encore les organisations panafricaines monteront-ils au créneau?

         Une question difficile à répondre, mais ils tenteront de trouver un moyen de faire leur réclamation en criant : «non à la discrimination raciale, il faudrait respecter les droits de l’homme, etc.

               « Lorsqu’il avait la guerre civile à Brazzaville, Kinshasa avait ouvert ses portes aux Brazzavillois. Ils ont bénéficié d’un bon traitement et ils vivaient comme chez eux. Mais alors si les pays d’autres continents manifestaient cette même attitude que nos pays frères, qu’adviendra-t-il ? Quelle sera la réaction de l’Union Africaine ?. Actuellement, elle se tait. Or, les Africains doivent se sentir plus à l’aise chez eux  et non ailleurs.

          Bref, il est grand temps que les dirigeants africains puissent réfléchir par deux fois avant de prendre des mesures d’expulsion de leurs frères africains dans leurs pays respectifs. Parce que si les peuples africains traversent les frontières de leurs pays ici et là, c’est souvent à cause de la politique d’ambiguïté, d’absence de la bonne gouvernance, de respect des droits de l’homme, des élections cacophoniques. Pour la R.D. Congo, je demanderais au gouvernement de revoir les problèmes majeurs qui ont poussé la plupart des Congolais de Kinshasa à traverser le pool», a souligné Mr. Cole.

Dorcas NSOMUE  

One Comment

  1. leader KINGONZI says:

    la RDC est souvent considéré comme étant l’un des pays les plus hospitaliers du monde, où l’on peut retrouver certains étrangers en situation irrégulière, mais vivant à cause de l’amour que manifestent les congolais à leur égard! Mais concernant les 2 capitales les plus proches de la terre, il a été longtemps imaginé qu’il existe un climat de méfiance entre les 2 rives du fleuve congo qui amène chaque Etat à mieux assurer la sécurité intérieure de son peuple et des intérêts.
    il est également à souligner que cette situation de refoulement tombe à point nommé ensemble avec la mise en application de la loi sur l’amnistie ainsi que la formation du nouveau gouvernement de cohésion nationale tant attendu par les analystes politiques. rappelons, car nous croyons aux traités internationaux qu’ont souscris contre le fait qu’un Etat se constitue comme étant une base arrière d’un mouvement insurrectionnel devra toujours animé les esprits de tous les partenaires à ces accords. Du moins le gouvernement de la RDC devra surtout veiller à la sécurité intérieure avec la venue en masse de ses nationaux qu’il fraudait à tout contrôler, afin d’éviter tout débordement pour que nous ne revenions à la case du départ.
    De toute façon, on est jamais mieux ailleurs que chez soit! que Dieu bénisse la RDC.

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