Examen d’Etat 2012 : la 46ème session ordinaire démarre ce lundi

La 46ème session ordinaire de l’Examen d’Etat (aussi nommée Examen d’Etat 2012) démarre ce lundi 25 juin 2012, sur l’ensemble du territoire national. Pour ce faire, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba, a rappelé à toutes les autorités scolaires provinciales – parmi lesquelles figurent les gouverneurs de provinces – les dispositions pertinentes sur ce sujet. Question simplement de maintenir l’attention éveillée pour éviter tout dérapage et toute mauvaise organisation de cette session. A ce sujet, tous les finalistes de secondaire à l’EPSP et des autodidactes – ayant réussi aux préliminaires et participé aux épreuves de la hors session 2012 organisées au mois d’avril passé – affûtent leurs armes pour ce combat qui leur permettra, soit d’entrer dans la vie professionnelle, de recevoir une promotion au service pour ceux qui travaillent déjà ou alors de poursuivre avec les études supérieures.
 Programmées pour quatre jours, ces épreuves se tiendront du 25 au 28 juin 2012 et porteront, comme à l’accoutumé sur les branches d’option, de sciences, de culture générale et sur la mathématique. Toutefois, une ombre au tableau des préparatifs de ces épreuves : plusieurs élèves, particulièrement des filières d’enseignement privé agréé, ne savent plus à quel Saint se vouer en ce qui concerne les frais de participation à cette session. 
 
Selon les informations qu’ils ont obtenues à partir des trois inspections principales provinciales de l’EPSP de la Ville-Province de Kinshasa, le gouverneur de la Ville n’a pas modifié sa mesure datée de l’année dernière (session ordinaire de 2011) et fixant les frais de participation à 10.000 FC.  La province a pris ainsi en compte les difficultés financières des  parents. Malheureusement, les bonnes dispositions du gouvernement de la Ville de Kinshasa ne satisfont pas les appétits gloutons des promoteurs et gestionnaires scolaires de sa juridictions, particulièrement des écoles privées agréées – mais aussi de certaines brebis galeuses glissées parmi les responsables d’écoles publiques – et même d’écoles privées non agréées fournissant le lot des autodidactes. Les finalistes et leurs parents ont dénoncé à plusieurs reprises la surévaluation de ces frais dans ces écoles, les faisant passer de 10.000 FC (environ 11 USD) à 30 USD. Ces promoteurs brandissent des menaces d’échec sur quiconque oserait dénoncer cette forfaiture. Car, avancent-ils, le surplus de la perception aiderait à motiver les différents chefs de centres d’Examen et leurs surveillants pour qu’ils laissent les candidats collaborer entre eux et utiliser, si possible, leurs téléphones portables pour cueillir des réponses à l’extérieur chez les mercenaires mobilisés pour ce faire. En réalité ce système, après vérification, ne profite qu’aux différents gestionnaires d’écoles qui s’en sortent avec des poches pleines. 
 
Quelques exemples ont été épinglés sur ce sujet à quelques jours du début de ces épreuves. Au ‘Complexe scolaire Pamua I’, chaque élève finaliste est obligé de payer 25.000 FC, tandis qu’au ‘Complexe scolaire Dieu fait grâce’, les mêmes frais reviennent à 40 USD par élève finaliste. Toute protestation est interdite et gare à « l’imprudent parent qui oserait élever le ton, car  les 100%  de réussite sont à ce  ce prix ». Dans ces conditions, il est à regretter que de telles écoles foulent aux pieds des instructions pourtant claires du ministre à  l’EPSP, en privilégiant la cupidité des promoteurs au détriment de la formation, et cela parfois, au nez et à  la barbe des autorités scolaires de la Ville Province de Kinshasa.
 
Patrick Makobo (stagiaire de l’Ifasic)  

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