Un ex-agent de la BCDC en appel au TGI/Gombe

justice-balanceAprès sa condamnation à 2 ans de servitude pénale principale par le tribunal de Paix de Gombe pour abus de confiance, Bukasa Jean-Marc, ex-agent à la BCDC, a contre- attaqué en appel. En clair, il a introduit son recours devant le tribunal de grande instance de Gombe afin d’obtenir l’annulation de l’œuvre du premier juge parce qu’il estime que c’est une décision non motivée. Il convient de signaler que le précité est en conflit de travail avec son ex-employeur précité pour résiliation abusive de contrat. L’audience consacrée à l’instruction publique est passée hier mardi 25 novembre 2014 et se poursuivra dans deux semaines, soit le 9 décembre 2014.

            Selon l’appelant, l’œuvre du premier juge contient plusieurs irrégularités car ne se basant pas sur des faits palpables, a soutenu son avocat-conseil. C’est pour ce motif que le juge des céans est saisi en degré d’appel pour dire le bon droit. En réplique, le conseil de la Banque Commerciale du Congo (BCDC) a soutenu que le premier juge a bien dit le droit, dans la mesure où il s’est fondé sur les aveux du prévenu lui même. Il n’y a rien à reformuler parce que tous les éléments ont été rencontrés par le premier juge. C’est une manoeuvre dilatoire pour empêcher l’exécution de la décision rendue au premier degré, a-t-il indiqué.

            En ce qui concerne les faits, le même praticien du droit a fait savoir que l’appelant travaillait comme gestionnaire du compte d’un client à la succursale de la BCDC, située en diagonale de l’immeuble Le Royal, dans la commune de la Gombe. Peu après, il avait démissionné de la BCDC. Et la banque avait engagé quelqu’un d’autre à sa place. Et lorsque le titulaire dudit compte avait constaté des irrégularités dans son compte, il avait écrit à la BCDC pour manifester son mécontentement. C’est ainsi que cette dernière avait à son tour invité l’ancien gestionnaire pour fournir des explications. Ce dernier était passé aux aveux en reconnaissant avoir mouvementé ce compte sans l’autorisation de son propriétaire. Il avait promis de rembourser mais depuis lors, il n’a jamais réagi. C’est pour cette raison qu’il a été condamné à la peine de deux ans de servitude pénale principale assortie des dommages et intérêts au profit du client de la BCDC.

Murka

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