Evaluation de la coopération de l’Union Européenne avec la RD Congo

logo_europe_1661Les experts venus des divers horizons se sont retrouvés hier dans la salle des réunions de l’hôtel Royal  pour un séminaire d’évaluation de la coopération de l’Union Européenne avec la RDC. Ouvert par SHULUNGU, ci-devant Vice-Ministre des Finances en présence de Jean-Michel DUMOND, chef de la Délégation de l’Union Européenne et de l’Ordonnateur National du COFED, Alexis THAMBWE Mwamba, ce séminaire a concentré son attention sur quatre éléments, notamment la stratégie de la coopération, ses principaux secteurs, les modalités d’aide et enfin les recommandations y relatives. Ce séminaire vise à présenter les résultats de l’évaluation de la coopération entre la RDC et l’Union Européenne pour la période allant de 2008 à 2013.

 Ainsi pour répondre aux questions de cette évaluation, les experts se sont appuyés sur une grande variété des sources et ont rencontré de nombreuses personnalités sans oublier les visites sur le terrain.

Quant à la stratégie de cette coopération, les experts se sont alignés sur les priorités nationales et comme  tenu des inflexions dues aux évolutions de la situation interne, il a fallu prendre en compte de nombreux facteurs de risque et des ressources humaines disponibles pour gérer le portefeuille de cette coopération. Cependant, cette stratégie a connu des revers au vu des moyens limités dont dispose l’Union Européenne et les contraintes qui caractérisent un pays sorti de longues guerres impliquant des Etats voisins. C’est ainsi que les impacts des interventions financées par l’Union Européenne ont été hypothéqués par les faiblesses structurelles et les disfonctionnements qui relèvent de la conduite de l’action publique en RDC. En clair, il sera question de veiller à ce que certaines provinces du pays ne se sentent pas « orphelines » de l’aide extérieure. De même, il faudra veiller à définir des objectifs de coopération qui se veulent réalistes et tenant compte des risques et des ressources disponibles pour piloter, mettre en œuvre et suivre les différentes interventions. Tout comme, il est recommandé de donner davantage de place aux dispositifs qui permettent d’approfondir les logiques d’interventions et d’en apprécier les impacts obtenus.

Divers secteurs de la vie nationale ont été passés au crible. Notamment, la réforme du secteur de sécurité de l’Etat de droit, la justice, l’environnement, les finances publiques et décentralisation, les transports, la santé, la coordination des partenaires techniques et financiers, les modalités d’aide. Le soutien de l’Union Européenne a permis d’améliorer la gouvernance de l’action publique, les conditions de vie des populations vulnérables et les activités économiques. Il est donc recommandé de renforcer les liens entre les appuis à la décentralisation et le dialogue politique au sujet de la réforme de l’Etat.

En ce qui concerne les modalités d’aide, il est souhaitable de faire évoluer les processus et les procédures, notamment en termes de recrutement de l’assistance technique et de management du personnel des institutions communautaires pour accorder davantage de l’importance à la poursuite des résultats visés par la stratégie de coopération. C’est dans cette optique que l’évaluation aura des répercussions visibles sur les objectifs poursuivis par la stratégie de la coopération et sur les modalités de mise ne œuvre de l’aide de l’Union Européenne.

                                                                                  F.M. 

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