ESURS : la machine se grippe

169-bonaventure-cheloça y est. Plus rien ne semble s’apaiser, le signe indien et le spectre négatifs’accumulent sur  la tenue  de  la prochaine session des examens dans l’enseignement supérieur et universitaire. En effet,  les appels à la grève se multiplient. La dernière en date est celui du personnel  administratif qui est désormais  près à emboiter le pas au personnel scientifique de l’Enseignement supérieur en grève depuis le 1 juillet dernier pour trouver gain de cause  à ses revendications salariale.

            C’est ce qui ressort du communiqué de presse annonçant  un  préavis de grève  de l’Intersyndicale  de l’Enseignement supérieur, universitaire déposé à la rédaction du journal Le Phare, mercredi 3 juillet. Ce préavis d’arrêt de travail va  du 2 au 10 juillet et si rien n’est fait dans le sens de satisfaire à sa demande,  elle prévoit de mener d’autres actions afin de défendre ses droits légitimes.

 Dans ce document destiné  au ministre de  tutelle, l’Intersyndicale annonce l’échec des négociations entamées avec la partie gouvernementale sur la majoration de la prime institutionnelle.

            Pour cause, ce mouvement syndical épingle entre autres griefs l’obstination de  l’autorité de tutelle à ne pas respecter les textes légaux et règlementaires régissant le personnel de l’Esurs, notamment les arrêtés 0086 et 0430. Ce document accuse  également le conseiller administratif du patron de l’Esurs  chargé de ce dossier de le traiter dans une opacité telle qu’il n’est pas possible à la partie syndicale d’en suivre la traçabilité.

            Comme on peut bien s’en douter, les choses risquent sérieusement de se compliquer à l’Esurs. Cela, dans la mesure où les professeurs pourront rester seuls à la commande de l’organisation matérielle des examens et de l’administration  à l’Université. Or, l’Etat ayant bien reparti les compétences des uns et des autres, il y a véritablement péril en la demeure.

            Parce que depuis que le mouvement de grève du personnel scientifique est effectif, c’est le sauve-qui-peut. Tout tourne au ralenti. Les étudiants pouvaient compter sur les administratifs pour la surveillance, mais voilà que eux aussi entrent dans la danse. Pour rappel, ce communiqué est signé notamment par la Csc, Cdt, Synesurs, Untc, Sympat.

VAN 

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