ESURS et EPSP : controverse autour de la quotité du FPEN

IMG_0463Dans le secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (E.P.S.P.), Maker Mwangu Famba, ministre de tutelle, a placé l’année scolaire 2014-2015 sous le thème de « L’amélioration de la qualité de l’enseignement ». Des instructions claires sont actuellement adressées aux 30 provinces éducationnelles que compte la RDC pour la concrétisation de ce thème, et cela dans plusieurs domaines touchant à l’accès et à l’accessibilité à l’école des les filles et garçons en âge scolaire ; à l’amélioration intrinsèque de la qualité des enseignements donnés aux élèves et ces deux aspects sont couplés à la pratique de la bonne gouvernance du système éducatif congolais. Maker Mwangu Famba s’est voulu clair et précis : chaque responsable devra faire montre d’initiatives pour rentabiliser les moyens disponibles et si possible, trouver des solutions locales, selon l’environnement dans lequel est placé
l’établissement scolaire.

Un appel a été lancé par conséquent à tous les établissements publics sous tutelle – dont le plus concerné est le Fonds de Promotion de l’Education Nationale (FPEN) – mais aussi à les établissement privés ; sans oublier les partenaires éducatifs tant nationaux et qu’étrangers pour qu’à l’issue de cette année, des résultats palpables puissent permettre l’atteinte de cet objectif ou du moins l’amorce visible de sa réalisation dans un avenir immédiat.
Au ministère de l’EPSP, on se montre conscient des efforts qu’exige cet objectif, fixé aussi en prévision de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, prévue par l’ONU et l’U.A pour 2015. Expliquant cette décision à tous les collaborateurs et à l’opinion publique, le ministère a signalé des sacrifices consentis pour la toute première fois par un gouvernement de la République, en programmant la construction de 1000 écoles chaque année, grâce au Programme de Reconstruction et de Réhabilitation des Infrastructures Scolaires (PRRIS) et c’est la toute première fois depuis l’accession de notre pays à l’Indépendance, en 1960. Il convient de noter ici qu’effectivement, c’est la toute première fois qu’un gouvernement de la République a investi de gros moyens propres, bilatéraux et voire même multilatéraux, au profit de ce sous-secteur de l’Education nationale et particulièrement de
l’Enseignement fondamental.
Sous la double tutelle du ministère de l’EPSP et de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et de la Recherche Scientifique (ESURS), le Président de la République a créé, par le décret n° 06/015 du 23 mars 2006, le Fonds de promotion de l’éducation nationale (FPEN), à qui il a confié justement la mission de soutenir et de promouvoir l’Education nationale » par des intervention permanentes et planifiées dans ce secteur, dont l’appui à l’enseignement fondamental et spécial ; les primes d’excellence aux enseignants, élèves et étudiants les plus méritants ; sans oublier les établissements qui se distinguent dans la qualité de leurs enseignements ; le renforcement des bibliothèques scolaires et académiques ; soutien institutionnel et infrastructurel aux établissements du secteur éducatif, tant public que privé ; l’appui aux activités sportives tant scolaires qu’universitaires. En outre, le législateur a demandé
au FPEN d’entreprendre toute autre action de stimulation et de promotion de l’éducation nationale.
Le décret de création a donné plusieurs possibilités de financement pour la réalisation de la mission du FPEN, parmi lesquelles figurent le transfert de la quotité réservée au Trésor public du produit minerval des établissements tant publics que privés agréés de l’EPSP et de l’ESURS ; 10% des produits des rencontres sportives locales, nationales et internationales, après déduction de la quotité du Trésor public, contributions des hôtels et débits de boissons et de toute autre activité contribuant à dépraver la jeunesse : industrie de bière, tabac, boîte de nuits ; contributions des intellectuels, des parlementaires, etc. Malheureusement, aucune de ces ressources ne fonctionne, exception  faite de la quotité sur le minerval à l’EPSP et à ESURS, qui revient à payer environ 50 ou 100 Fc par élève ou étudiant par an. Les ressources récoltées sont insuffisantes et cela freine les interventions du FPEN.

Des quotités minervals bloquées par des provinces et des établissements de l’ESURS

Au sein du ministère de l’EPSP et de l’ESURS, on déplore ce qui se passe actuellement au Kasaï-Occidental qui a catégoriquement refusé de payer au FPEN la quotité minerval pendant trois ans. Freinant d’autant l’intervention de cet organisme dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement. Quoique l’attitude du Kasaï-Occidental sorte du lot, il y a aussi d’autres provinces telles que l’Equateur, le Nord-Kivu etc. qui gênent l’action promotion du FPEN. A Kinshasa, on déplore le manque de motivation dans le comportement des responsables des provinces éducationnelles pour percevoir ces quotités dans les écoles. Le Katanga et le Bas-Congo sont à féliciter dans leur appui à ce Fonds.
Au niveau de l’ESURS, certaines universités, telles que William Booth (chez les Salutistes), refusent de donner ces quotités pourtant revenant au Trésor public. On cite aussi l’Université du CEPROMAD, l’Université de Bunia, l’Université Panafricaine au Congo (Unipac). Par ailleurs, l’ISTA et l’UPN ont compris finalement le bien-fondé de cette action et se sont mis à payer. Quant à l’Université de Goma, elle n’a accepté de libérer que le 1/3 du montant de la quotité qu’elle devait au Trésor public.
SAKAZ

One Comment

  1. La Constitution de la RDC exige l’enseignement primaire est gratuite et obligatoire. Mais, l’Etat fait payer aux parents et en violation de la Constitution les frais scolaires. Pur encore la motivation des parents aux Enseignants devient l’argent ou le pouvoir prélève des ponctions les Ecoles doivent refuser à payer cette quotité à l’Etat qui ne fait que souffrir lapopulation.

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