Esclavagisme : une pratique inhumaine à éradiquer à l’échelle planétaire

esclvesA travers le monde entier, les droits des enfants continuent à être bafoués, violés et ignorés chaque jour davantage par des hommes et des femmes. Oubliant leur âge et leur fragilité, ces bourreaux se donnent le luxe d’utiliser à leurs propres fins, les personnes qui pourtant devaient être les plus protégées.

Des mesures sont certes prises par certains dirigeants et d’autres organisations internationales, mais le travail reste encore important car les enfants sont les premières victimes et les proies faciles des guerres, de la cupidité  et de l’inconscience humaine.

Selon certaines recherches, les enfants représenteraient plus de 10% du potentiel de la main-d’œuvre mondiale. Les enfants esclaves contribuent chaque année pour plus de 13 milliards d’euros au PIB mondial. Et face à cette situation, les enfants se trouvant dans les pays ou territoires en guerre s’avèrent les plus exposés car ne bénéficiant d’aucune protection. 

L’esclavagisme des enfants est devenu de ce fait, un instrument de la guerre commerciale planétaire. La pauvreté et la misère se révèlent également parmi les facteurs les plus favorisants.

Certaines firmes se donnent  le luxe d’exploiter des jeunes filles et garçons habitant dans des pays pauvres. Ainsi, les enfants constituent le groupe de travail le plus vulnérables et les moins protégés puisqu’ils se retrouvent sans défense, abandonnés à leur triste sort.

Fort heureusement, à coté  de ces personnes irresponsables et sans cœur, de nombreuses organisations humanitaires ensemble avec certains gouvernement, s’engagent dans des  combats éthiques et de droit afin d’éradiquer définitivement ce fléau.

 Une journée mondiale y consacrée 

Dans cette démarche visant à dénoncer les atrocités et les maltraitances dont sont victimes les enfants, même les plus petits, le monde célèbre chaque 16 avril, la journée de la lutte contre l’esclavage des enfants. Ladite journée a été instituée en 1995 après la mort d’un jeune pakistanais de 12 ans, Iqbal Mashib, qui avait tenté de dénoncer les mauvais traitements subis depuis qu’il avait été vendu à l’âge de 4 ans à un commerçant de tapis, pour rembourser une dette familiale. Il avait dû payer de sa vie pour s’être engagé dans la lutte pour la liberté des enfants esclaves et contre l’exploitation ainsi que les tortures que subissent les autres.  Des centaines de millions d’enfants à travers le monde, connaissent en ce moment la même situation qu’Iqbal.

 Situation en RDC

La RDC étant un pays qui connait des guerres et des conflits armés à répétition ces dernières années, la situation des enfants laisse à désirer. Pendant environ 15 ans, plusieurs d’entre eux souffrent et continuent à souffrir des formes d’esclavages les plus diverses : enchaînés devant une machine à coudre ou devant un métier, envoyés au travail dans les minières, recrutés comme enfants soldats, entraînés dans le phénomène de la traite, et de la pédophilie, employés dans le marché de la pédopornographie, victimes d’abus en famille, contrains à un mariage précoce….. Et selon une ONG américaine, six formes ont cours en RDC. Il s’agit du patronage (exploitation de paysans par un propriétaire terrien qui les installe sur ses terres), l’esclavage pour dette, la prostitution forcée et l’esclavage sexuel, les pires formes de travail de l’enfant ainsi que le mariage forcés.  Ces cas ont été identifiés au Nord et au Sud-Kivu.

Myriam IRAGI et Perside DIAWAKU 

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