Equateur : bras de fer entre le gouverneur a.i. et le ministre des Finances

Le ministre provincial des Finances, Economie et Commerce  de la province de l’Equateur, Emmanuel GbaligazaYangamo,  est suspendu depuis le jeudi 7 aout 2014   jusqu’à nouvel ordre, par le Vice- gouverneur et gouverneur ad intérim,  Sébastien  Impeto.

         Il  lui est  reproché, selon un communiqué rendu public,   son insubordination, le non -respect  des engagements pris vis-à-vis des opérateurs économiques de cette province et la gestion infructueuse, sans résultat réel dans la mobilisation des recettes et l’exécution des dépenses.

            En outre, ce dernier  est suspecté  dans cet acte de l’autorité provinciale d’avoir instrumentalisé les opérateurs économiques qui ont marché mardi 4 août   à Mbandaka, pour réclamer le paiement de leurs créances d’environ  trois millions de  dollars  auprès du gouvernement provincial.

            Les créances réclamées au gouvernement provincial par les opérateurs économiques,   note-t-on  sur place, dateraient  de gouvernements qui se sont succédés dans cette province : Ewanga, Makila et Baende. Les opérateurs économiques  avaient transporté des sacs de ciments, barres de fer et d’autres biens du gouvernement provincial.

 Contacté par le journal Le Phare dans le souci d’avoir un autre son de cloche, le ministre Gbaligaza a  nié  en bloc la version des faits mis à sa charge par l’autorité provinciale.

            D’après lui, tout est parti  du fait qu’il a voulu, en  tant que ministre des Finances, voir clair dans ce dossier des créances, en exigeant  avant tout payement une enquête pour authentifier les certifier.

            Car, pour lui, il était quand même curieux que des créances contactées depuis longtemps  ne soient pas encore payées par l’exécutif provincial. En deuxième lieu,  conformément à la loi sur les finances publiques, il a refusé de cautionner l’irrégularité.

            Par ailleurs,  pour justifier son refus, il a confié au Phare que  des gens se sont arrangés pour établir des actes transactionnels  qui demandaient de prélever à la source les trois millions de dollars  sur  ce que payent les exploitants forestiers et à les verser dans le compte d’un privé,  afin de payer les frais d’avocats et les opérateurs économiques.  Or, la procédure   exige que l’argent rentre d’abord dans les caisses du trésor public avant toute dépense. Bref, à son avis, il  a été victime de son sens aiguë de la gestion de l’Etat et  s’est dit n’être pas d’accord avec la manière de gérer les finances publiques dont il est le premier responsable.

            Avoir comment les choses se passent dans cette province depuis un certain temps, il est à craindre qu’en l’absence du parlement provincial  actuellement  inopérant et du gouverneur Louis-Alphonse    Koyagialo toujours en soins que ce feuilleton de trop ne puisse de plonger encore davantage la province dans le désordre et le chaos. Affaire à suivre

VAN

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