EPSP/Bas-Congo : un Tenafep sans nuage

Pour cette année, 244 centres ont été ouverts. Une augmentation de 3 % des participants a été observée par rapport au test de l’année scolaire passée. L’optimisme s’était fait ressentir lors de la visite des autorités.

Dans le cadre de la passation du test national de fin d’études primaires (Tenafep), le Vice-Gouverneur du Bas-Congo, Deo Nkusu Kunzi Bikawa, accompagné du Ministre provincial en charge de l’Education, David Kuku di Mayeye, du  Directeur Provincial, Lambert Mbadu Muanda, des opérateurs éducatifs locaux et de deux représentants du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, est allé se rendre compte de l’organisation de ce test national devant être sanctionné par l’obtention du certificat pour le cycle secondaire. Cette visite dans les différents centres Matadi l’a conduit respectivement au Complexe Scolaire Vuvu Kieto, au Complexe Protestant Baobab et au Complexe Scolaire Mgr Lubaki. Ces 3 trois  centres ouverts pour la circonstance sont situés dans les Communes de Matadi, de Nzanza et de Mvuzi. Aucun incident n’a été enregistré. Le tout s’est déroulé normalement selon l’esprit des organisateurs. Le Vice-Gouverneur Nkusu Kunzi Bikawa s’est dit satisfait au nom du gouvernement provincial qui n’avait ménagé aucun effort pour que ce test entrant dans le cadre de la valorisation du système éducatif congolais réponde aux aspirations du gouvernement de la République. Cette évaluation pour tester le niveau des finalistes s’étant déroulée normalement, la visite de l’Autorité de Province aura été pour les jeunes finalistes du cycle primaire un réconfort moral. En leur qualité des parents, Deo Nkusu et David Kuku en présence d’un parterre d’inconditionnels du système éducatif congolais et d’autorités communales n’avaient pas mis leur langue en poche. Ils ont encouragé ces jeunes finalistes soumis à des questions sur la culture générale, le calcul et le français.

Dans tous les centres où ils sont passés l’organisation était impeccable. Toutes les instructions ont été respectées à la lettre. Mais il a été constaté quelques absences dues à l’abandon. Aucun élève n’a été chassé quand bien même certains n’avaient pas encore payé leurs frais de participation de l’ordre de 4.5OO Fc (Francs Congolais Quatre mille cinq cents) dans la Ville de Matadi. Le Bourgmestre de la Commune de Matadi, Jean-Marie Nsompa Bulezi a dû payer à la place des parents démunis. Ce geste est allé droit au cœur de différents parents et tuteurs qui se sont dit reconnaissants à l’endroit de cette autorité communale pour ce geste social.

Il sied de souligner qu’au départ, les Divisions Provinciales Bas-Congo I et II avaient au total 58. 698 élèves, tous sexes confondus. Le Bas-Congo I avec comme Direction la Ville de Matadi avait dans sa liste définitive 29. 394 contre 29.304 pour le Bas-Congo II dont le siège est à Mbanza-Ngungu, chef-lieu du District des Cataractes. Au total, les deux Directions Provinciales ont ouvert 244 centres. Il a été enregistré une augmentation de 3 % par rapport à la participation au denier test. La participation des jeunes filles n’a pas été aussi négligeable. Les parents commencent à prendre conscience de leurs responsabilités grâce à toutes les campagnes qui sont menées dans le cadre de la scolarisation de jeunes filles, a fait savoir un opérateur éducatif. Quelqu’un d’autre a souhaité que le gouvernement central puisse tout faire en faveur de la gratuité de l’enseignement primaire. Car, a-t-il poursuivi, le taux de la déperdition scolaire sera réduit.

Le gouvernement provincial s’est toujours battu bec et ongles pour améliorer les conditions de scolarité et de travail dans les différents établissements publics du Bas-Congo. En dépit de ses maigres moyens, le gouvernement que dirige Simon Floribert Mbatshi Batshia s’est aligné dans la logique des 5 chantiers dans le volet « Education ». Il a conçu un ambitieux programme : construire une école dans chaque territoire. Dans le cadre de la Journée Nationale de l’Enseignement, le gouvernement provincial a remis un important lot de motocycles aux Inspecteurs d’Enseignement pour leur mobilité afin d’être efficaces dans l’accomplissement de leurs tâches respectives. Cette implication du gouvernement du Bas-Congo est un témoignage éloquent de la place qu’occupe le secteur éducatif dans le programme quinquennal conçu par le gouvernement provincial. 

Enfin, toutes les dispositions sont également prises pour le bon déroulement des épreuves d’examens d’Etat pour cette édition. Les organisateurs ont tout mis en place pour que le tout baigne dans l’huile. «Nous nous sommes préparés en conséquence pour corriger le score que nous souhaitons à la hausse», a indiqué un finaliste de l’option Latin-Philo au Collège de La Sagesse. Ce dernier ne veut pas entendre parler du système des maquis dans la mesure où on ne peut pas assimiler des cours de tout un cycle secondaire en s’enfermant avec un groupe d’amis. Cet examen doit être le résultat des préparatifs de toutes les années scolaires à partir de l’école primaire en passant par le cycle secondaire, a-t-il conclu.

 

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