EPSP : rentrée scolaire 2010, les bleu-blancs rares dans la rue

Hier lundi 6 septembre, les bleu-blancs se comptaient sur les bouts de doigts sur les artères de la capitale. Et pourtant c’était la date prévue pour la rentrée scolaire de tous les élèves du cycle primaire et secondaire, après deux mois de grandes vacances.  Conformément au calendrier scolaire publié à la clôture de l’année scolaire écoulée (2009-2010) cette rentrée scolaire 2010-2011 a été maintenue par le gouvernement au 06 septembre 2010. Les autorités scolaires, tant au niveau national que provincial avaient sensibilisé les parents pour rendre effectif ce retour des enfants dans les salles de classe sur l’ensemble du pays. 

            Enfin, une Commission paritaire gouvernement et intersyndicale des enseignants de l’Enseignement primaire, secondaire  et professionnel (E.P.S.P.) s’est réunie du 17 au 19 août 2010 au Centre CEPAS et a examiné les principaux griefs contenus dans le cahier des charges que les enseignants avaient soumis au gouvernement pour faciliter la rentrée scolaire 2010. A l’issue de ces assises, les délégués syndicaux des enseignants ont souhaité une rentrée de classe apaisée, c’est-à-dire sans grève, pour le 06 septembre. Raison pour laquelle, il convient de s’interroger sur la rentrée très timide d’hier. 

Les enseignants toujours mécontents du non payement de leurs salaires d’août 2010 

            En effet, la ronde effectuée à travers les rues de la capitale, donne l’impression que la rentrée était presque inexistante : l’Institut de la Gombe, le Lycée du Sacrée cœur ou le Lycée Bosangani et même le Collège Boboto n’ont pas connu la grande affluence d’élèves. Même scénario au niveau des Instituts commercial et pédagogique de la Victoire, de l’Institut pédagogique de Ngiri-Ngiri, de l’Institut Lumumba, du Collège Saint Raphaël et de l’ITI-Masina. Interrogés, les élèves  reconnaissent n’avoir eu aucune leçon et ont signalés l’absence d’une écrasante majorité des professeurs dans toutes ces écoles. Toutefois les écoles privées ont reçu une partie de leurs élèves.  Et même dans cette catégorie, notre rédaction a constaté que certaines parmi elles ont différé cette rentrée d’une semaine et l’ont fixée unilatéralement pour le 13 septembre prochain. C’est le cas du Complexe scolaire Saint Bernard.

          Au niveau de la Ville, les autorités scolaires, tant de Kin-Ouest, de Kin-Centre que celles de Kin-Est expliquent que, pour elles, la rentrée est effective ; car toutes les années, il y a toujours eu une certaine lenteur dans la reprise des cours au niveau des écoles. Par ailleurs les enseignants de l’EPSP et les parents contactés justifient la torpeur de la rentrée des classes par l’attitude du gouvernement qui n’a pas payé ses employés depuis deux mois (juillet et août 2010). A peine le payement des salaires de juillet 2010 vient de débuter au niveau de la capitale. L’intérieur du pays attend. La majorité des parents n’avaient pas les moyens de préparer la rentrée scolaire de leurs enfants. On ne doit donc pas s’étonner de cette rentrée soit grippée.  

SAKAZ

 

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