EPSP : P.I.E., un atelier pour la gestion des réformes, des fonds et des activités

IMG_0463Le Plan Intérimaire pour l’Education (P.I.E.) – qui est une sous-composante du document gouvernemental appelé « Stratégie de développement de l’Education nationale : sous-secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) » – est actuellement en chantier. Le gouvernement tient à sa concrétisation pour booster l’accès et l’accessibilité de tous les enfants, filles et garçons en âge de scolarité, à l’école. Toutes les actions, et mêmes les contributions des partenaires éducatifs, techniques et financiers dans le sous-secteur de l’EPSP doivent désormais s’inscrire dans le cadre tracé par le P.I.E. L’objectif visé est d’amener tous les responsables de l’EPSP et les autorités politico-administratives à d’approprier ce plan qui doit conduire à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de la qualité de l’enseignement à l’EPSP. En outre, l’envergure prise par le PIE au niveau national impose des précautions à sa réalisation, du fait non seulement que ce plan engage l’avenir de la jeunesse de notre pays, mais surtout parce que des sommes énormes sont injectées par le Gouvernement de la République et par des partenaires éducatifs, techniques et financiers qui ont tous endossé ce Plan en juillet 2012.

         Cet endossement s’est traduit par plusieurs contributions financières. Le Partenariat Mondial pour l’Education a mis à la disposition du gouvernement 100 millions de dollars américains. Dans un effort interne, le Gouvernement a aussi mis sur la table 100 millions d’USD, sans compter les autres assignations budgétaires dont bénéficient ce secteur et s’est fixé de livrer, d’ici fin juin 2014, un total de 1000 écoles – environ une centaine d’écoles par province – totalement reconstruites, réhabilitées et équipées pour un bon apprentissage des élèves. Il sied aussi de noter la contribution des autres partenaires éducatifs que sont l’USAID, l’UNICEF, l’UNESCO, etc. En lançant, en septembre 2013, l’année scolaire 2013-2014, le Premier ministre Augustin Matata Ponyo avait exhorté le ministre de l’EPSP, à montrer sa capacité d’absorber pour l’intérêt de nos enfants, toutes ces sommes mises à la disposition de son ministère. Un véritable défi que Maker Mwangu Famba, a dit prendre très au sérieux et compte relever dans le timing imparti pour permettre à la RDC de rechercher d’autres financement pour créer ce qu’il appelle un ‘Pool d’intelligences et de savoir-faire en Afrique’

 Des responsables scolaires et des autorités politico-administratives appelés à se former et à s’approprier les réformes

du PIE

L’importance prise par le PIE a motivé le lancement d’un atelier de trois jours (17 au 19 février 2014) pour renforcer les capacités des gestionnaires nationaux, provinciaux et locaux du PIE, sur le thème : « L’internalisation du Plan Intérimaire pour l’Education ». La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre de l’E.P.S.P, a eu lieu hier lundi, 17 février 2014, au Centre de Recherche pour les Enseignant de Kinshasa (CREK), dans la commune de la Gombe. Participe à cette formation, l’équipe de mise en œuvre du Plan, conduite par le Secrétaire général à l’EPSP et sous le contrôle d’un comité de pilotage. Ce comité de pilotage reste un cadre institutionnel qui répartit clairement les rôles et les responsabilités des acteurs à tous les niveaux (national, provincial et local) et offre toutes les garanties d’une exécution efficace et transparente des activités prévues dans le cadre de ce Plan.

         En cette circonstance, le ministre a rappelé l’enthousiasme qui avait suivi le lancement du PIE le 15 juin 2013. Mais, il avait  souligné aussi que le plus dur restait à venir car il s’agissait du défi de l’exécution efficace et efficiente, sur le terrain, des activités programmées, mais également de l’engagement collectif et volontaire dont on doit faire preuve pour la mise en routes des réformes contenues dans ce Plan.

         Enfin, au-delà des financements, le premier responsable de l’EPSP estime que deux conditions seront essentielles pour la réussite de la mise en œuvre de ce Plan : il s’agit d’abord d’une compréhension claire, par tous les acteurs de la mise en œuvre et de la chaîne de suivi-évaluation, de leurs responsabilités et rôles respectifs. Il s’agit ensuite de l’adhésion des bénéficiaires directs et indirects à la volonté de réussir la mise en œuvre de ce plan.

         Mme Barbara Bentein, représentante du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance en RDC (Unicef) a déclaré que tous les partenaires éducatifs, financiers et techniques appuyaient la mise en œuvre effective du PIE dans toutes les provinces éducationnelles, à travers le pays, car ce plan est la manifestation de la volonté du gouvernement congolais d’offrir à tous les enfants de la RDC les mêmes chances d’avoir une éducation de qualité. A cet effet, elle voit dans cet atelier une mise à disposition des informations sur le PIE qui facilitera son exécution.

 

                       SAKAZ

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