EPSP : les indicateurs du FPEN au rouge !

 

Le début de l’année 2013 s’est révélé propice au Fonds de Promotion de l’Education Nationale (FPEN) pour inciter tous les cadres et l’ensemble du personnel à se mobiliser afin de mener la lutte pour l’accomplissement de la mission dévolue à cet établissement public et pour sa survie. Celle qui pense ainsi n’est autre que Mme Florentine Soki Fuani Eyanga, directeur général du FPEN, lors de la manifestation d’échange des vœux organisée à son siège, à Limeté, et  en réponse aux vœux lui adressés par Faustin Mpang, le porte-parole des travailleurs.

 Elle s’est félicité de l’accompagnement du ministre de tutelle, Maker Mwangu Famba de l’EPSP, tout au long de l’année dernière et précisé que l’action du FPEN suivait la « Stratégie du développement du secteur éducatif, sous secteur de l’EPSP » avec son application à travers le « Plan intérimaire pour l’Education (PIE) ». Selon elle, l’année passée a connu une forte réduction du pourcentage des projets réalisés par rapport aux prévisions arrêtées en début d’année. Cela, a-t-elle noté, est dû à la baisse sensible des ressources. Mais elle a aussi énuméré plusieurs réalisations accomplies, sur le plan administratif, juridiques, techniques et financier, grâce aux maigres moyens mis à sa disposition.

            A ce sujet, il convient de souligner que cet établissement public, créé par un Décret présidentiel en 2006, a vu le législateur lui doter de plusieurs ressources pour accomplir sa mission sociale qui est de « soutenir et de promouvoir l’Education Nationale – c’est-à-dire, l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) et l’Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique (ESU) – par des interventions pertinentes et planifiées dans des domaines définis. Tels que l’organisation des mutuelles de santé et des activités des médecine scolaire ; appui aux études sur l’enseignement fondamental et l’enseignement spécial ; prise en charge des soins de santé primaire des élèves et des enseignants (via zone de santé) ; le transport des enseignants ; prime d’excellence aux enseignants, aux élèves, aux étudiants et aux divers établissements d’enseignement ; appui aux périodiques scolaires, académiques, aux bibliothèques ; soutien institutionnel et infrastructurel aux établissements de l’enseignement public et aux services centraux des ministères en charge de l’Education nationale ; etc.

Transfert de la quotité sur le produit minerval : la confusion entre FPEN et DGRAD

Pour accomplir ce travail énorme, le décret a prévu plusieurs ressources dont le transfert de la quotité réservé au Trésor public du produit minerval de l’EPSP et de l’ESU ; des pourcentages sur des revenus des rencontres sportives ; des activités culturelles ; sur toute industrie qui déprave la jeunesse (brasseries, terrasses ; usines de tabac) sans omettre les dons, legs et mêmes des contributions de ceux qui ont profité de l’Education (députés, sénateurs, cadres d’industries, etc.) Malheureusement, sur plus d’une dizaine de ressources financières identifiées, il n’y a qu’une seule qui fonctionne actuellement – à savoir, le transfert de la quotité minerval de l’EPSP et de l’ESU – et qui permet, bon an mal an, au FPEN de tenir. Avec la gratuité décrétée par le Gouvernement au niveau primaire – ce qui est en fait, pour Mme F. Soki Fuani, une très bonne chose pour notre jeunesse – l’enveloppe fournie par la quotité minerval a diminué. Comme si cela ne suffisait pas, la DGRAD s’est actuellement mise aux trousses des établissements d’Enseignement de l’Esu pour arracher au FPEN la quotité minerval de l’Esu qui est restée la seule ressource lui permettant de survivre. L’Education étant un «Chantier prioritaire pour le  gouvernement», la direction générale a lancé un appel pressant pour que les autorités compétentes évacuent  cette confusion.                                                                   

SAKAZ

 

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