EPSP : découverte d’écoles fictives à Kinshasa

Un travail de fourni, exécuté sur terrain et dans les faubourgs les plus reculés de la capitale, a permis à une équipe d’enquêteurs du Service de Contrôle et de la paie des enseignants (SECOPE) de dénicher un ensemble d’écoles fictives, non viables et même privées que la coordination d’une Eglise de Réveil, en l’occurrence l’Eglise de Saint Esprit au Congo (Eseco) a présentées indûment sur la liste de ses écoles. Grâce à l’influence indéniable qu’elle possède à travers ses fidèles, aux réclamations continuelles de salaires des enseignants recrutées pour être mécanisés par Secope pour ces écoles fantômes ou non-viables, cette coordination est parvenue à faire accepter cette liste par les cellules provinciales. C’est ainsi que les services de vérification du Secope nationale ont constaté brusquement sur les listings de paie une augmentation sensible de l’enveloppe destinée aux écoles de l’Eseco.

 

          Le Panel des Grands Reporters (P.G.R.) alerté a contacté ses sources au niveau du ministère pour vérifier ces informations. Selon le rapport reçu, les responsables nationaux du Secope se sont conformés aux instructions officielles de la hiérarchie qui recommandent la vérification et la justification de toute augmentation de l’enveloppe salariale sur les listings. Une enquête qui a étalée sur plusieurs jours ; mobilisant plusieurs personnes et nécessitant des trajets sur motos, sur vélos, à pieds pendant deux ou trois jours pour atteindre un village sur le Plateau de Bateké et constater l’inexistence d’une école pourtant mécanisée par les soins de l’Eseco. Le bilan de cette enquête a été fourni à la hiérarchie du ministère de l’EPSP qui n’a jamais voulu qu’on s’amuse avec les ressources que le gouvernement de la République met à la disposition des enseignants pour promouvoir le  Chantier Education.
 
Bilan de l’enquête : 10 écoles fictives ; 15 écoles privées prises comme publiques

          Actuellement, le Secope national possède toute la situation de cette coordination. Des enquêteurs descendus sur terrain ont noté qu’il y avait 10 écoles fictives avec 83 agents (soit 5.663.299 Fc) ; 15 écoles privées transformées anarchiquement en écoles publiques avec 145 agents (soit 8.773.122 Fc) et seulement 8 écoles retenues et payées avec 82 agents (soit 5.806.819Fc). Cette situation a provoqué la suspension des agents qui avaient évidemment réceptionné et accepté cette liste au niveau provincial. Cela pour la simple raison qu’ils avait pas fait une vérification rigoureuse de ces écoles sur terrain.
          La première mission du Secope, selon les informations recueillies au niveau de l’Epsp, est et reste la maîtrise des effectifs du personnel par la mécanisation des écoles et des Enseignants ; la préparation de la paie des enseignants en tenant compte des échelons, grades  et de la proximité de l’enseignant (province, coordination, école, etc.) ; l’édition des états de paie par école, régime de gestion ; établissement des statistiques scolaires, etc.
SAKAZ

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