Environ 1000 soldats Congolais pour un bataillon d’infanterie

Les Etats-Unis d’Amérique sont disposés à aider la RD Congo à se doter d’une armée républicaine et professionnelle. C’est ce qui justifie un programme visant à former et professionnaliser un bataillon d’infanterie légère (Bil) par le biais du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (Africom). L’information a été livrée à la presse lundi par l’ambassadeur des Etats-Unis en poste à Kinshasa, Garvelink et le colonel Crowder, chargé de la coopération militaire à l’ambassade américaine. Le go de ce programme a été lancé mercredi à Kisangani d’où partira le tout premier peloton. « Cette formation permettra à la RDC de transformer son armée en une institution professionnelle, durable et prête à répondre de ses actes et qui assure la sécurité du peuple congolais de manière effective », a déclaré le colonel Crowder aux journalistes réunis au Centre culturel américain. L’officier a fait savoir que l’objectif principal de cette opération est d’aider à développer une armée congolaise plus professionnelle qui « respecte l’autorité civile, protège sa nation sa nation et ses citoyens et contribue à la stabilité régionale ». Il a souligné que le développement d’une armée professionnelle jouera un rôle clé dans la sécurisation de la région des Grands Lacs et la protection de l’intégrité territoriale de la RD Congo.

La documentation remise à la presse a renseigné que le programme coûte environ 35 millions de dollars, conçu pour former et équiper jusqu’à 1000 soldats congolais. Les données techniques disponibles portées à la connaissance des médias font observer que la formation se déroulera dans une base située près de Kisangani et que les « élèves » recevront une instruction de six à huit mois en matière de tactique de petites unités militaires, de préparation alimentaire, de maintenance, des soins médicaux et de soins d’urgence, d’appui logistique, de prévention et de sensibilisation du Vih/Sida. « La programme vise à promouvoir une paix durable à travers la création d’une unité modèle au sein des Fardc », a précisé, pour sa part, le diplomate américain qui a souligné qu’il est bien d’avis que le programme résultera « en une armée professionnelle disposée à répondre de ses actes et qui respecte les droits humains et protège les communautés dans les régions où elle est déployée ». C’est seulement après cette formation, a-t-il fait observer, que le gouvernement décidera de la région la plus appropriée au déploiement du bataillon des Fardc. Précision du diplomate : «Bien que les Fardc aient la responsabilité de payer et de soutenir de toute autre manière le bataillon, nous travaillerons avec le gouvernement de la RDC et les donateurs pour créer des mécanismes d’appui à la procédure de paiement».

Les interlocuteurs ont rappelé qu’une première formation a été organisée à l’intention d’officiers et de commandements de bataillon congolais fin 2009 pendant 12 semaines.

Africom en quelques mots  

Il ressort de la petite biographie d’Africom que la structure est l’un des six états-majors militaires du Département de la Défense. Responsable administratif de l’armée américaine en appui de la diplomatie du gouvernement des Etats-Unis en Afrique, Africom a déjà ses tentacules dans environ 53 pays, pourvus de ses cinq commandements régionaux. Outre les commandements d’Hawaii et de Tampa, aux Etats-Unis, il y a un commandement pour l’Europe, basé en Allemagne. Sa vision s’articule autour du développement et de l’implantation des programmes militaires favorisant l’essor d’efforts importants pour améliorer la stabilité et la sécurité sur le continent africain ; de la direction, de l’intégration et de l’utilisation crédible et adéquate de la capacité militaire en période de paix ou en réponse à une situation de crise ; d’un partenariat fiable et digne de confiance avec les nations et les institutions de sécurité africaines, et l’établissement d’une organisation toujours à l’écoute et prête à assimiler le nouveaux concepts.   

              D-I.K

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