Entreprises publiques : les charges sociales à la base du déficit de compétitivité

 A l’initiative du Comité de Pilotage de la Réforme des Entreprises du Portefeuille (COPIREP), les responsables des entreprises publiques se sont retrouvés hier jeudi 5 juin au Cercle Le Gourmand en atelier en vue d’échanger sur des questions qui minent le développement de leurs sociétés.

 Intitulé « Atelier d’échanges et de partage d’expérience pour le traitement de la question de prise en charge des services sociaux des entreprises publiques », cette rencontre a servi de cadre aux gestionnaires des entreprises du portefeuille d’échanger sur l’épineuse question de la prise en charge des services sociaux de leurs compagnies respectives. Ce après leur mutation en sociétés commerciales pour les unes, et en services publics pour les autres.

Outre les responsables des entreprises publiques transformées pour la plupart en sociétés commerciales et ceux des entreprises d’économie mixte, les partenaires et experts ont aussi pris part aux échanges.

Dans son mot de circonstance, le Secrétaire Exécutif ai du Copirep Alex Nkusu Dongala Siya, a tenu à rappeler que le gouvernement s’est engagé, voici plus d’une décennie, dans un vaste programme de réformes économiques. Parmi ces réformes, il y a celle touchant les entreprises publiques.

Il a renseigné, à ce sujet, que la réforme des entreprises publiques poursuit principalement trois objectifs, à savoir : l’amélioration du potentiel de production, celle de rentabilité, ainsi que la qualité de service rendu.

            Pour ce faire, il faudra donc assurer le renforcement de la compétitivité des entreprises publiques et d’une manière générale celle de l’économie nationale, l’allègement de la charge du trésor public, et l’accroissement de la contribution du secteur du portefeuille dans le budget de l’Etat.

            « Les actions à mener pour atteindre les objectifs de la réforme des entreprises publiques, et ceux par ricochet de la relance de l’économie nationale, reposent sur le désengagement progressif de l’Etat du secteur marchand pour permettre au secteur privé de jouer son rôle normatif et régulateur de l’Etat », a-t-il déclaré. Avant de prévenir que des pesanteurs diverses compliquent et ralentissent le long et complexe programme des réformes des entreprises du portefeuille de l’Etat. Et la problématique de la prise en charge des services sociaux constitués notamment des réseaux scolaires, sanitaires, et récréatifs par moment, occupe le goulot d’étranglement des difficultés que connaissent les entreprises.

 En outre, Alex Nkusu Dongala fait savoir que ces activités qui se situent en dehors du cœur des entreprises s’érigent en véritable obstacle pour l’amélioration de leur compétitivité. « Les charges liées à la gestion et au de ces activités plombent les efforts de redressement et entravent le processus de leur restructuration profonde ».

            Face à cela, conseille-t-il, il est impératif de développer une stratégie sur les responsabilités sociales des entreprises ainsi que les voies et moyens de leur prise en charge. Une tâche qui n’est pas aisée, a reconnu le Secrétaire Exécutif ai du Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille.

            L’allocution du Secrétaire exécutif ai du Copirep terminée, la parole est revenue à un expert américain, en l’occurrence le professeur Djordjija Tetkoski pour faire son exposé portant sur « une approche holistique innovante pour mieux utiliser les actifs sociaux des entreprises publiques ».

            Dans cet exposé, l’orateur a présenté plusieurs modèles ayant abouti aux bons résultat pour rendre plus compétitive une entreprise. Au finish, il a déclaré qu’il n’y a pas de modèle type unique pour développer les entreprises en les rendant compétitives. Chaque pays choisit celui qu’il juge approprié, a-t-il conclu.

Dom

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