En marge de la Journée de la Femme rurale : les paysannes réconfortées par le Rodhecic

Femme-Congolaise-15A l’initiative du Réseau d’Organisations des Droits Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne « Rodhecic », les paysannes de Kinshasa s’étaient retrouvées à  la paroisse Sainte Marie de  Kimwenza hier jeudi 17 octobre 2013 pour célébrer la Journée de la femme rurale, d’habitude « fêtée » le 15 octobre.

Du côté des organisateurs, il y avait   Marcelline Kisita et Paul Kabeya,  respectivement coordonnatrice de la section Genre et Enfant , et secrétaire permanent ai du Rodhecic.

Kisita a fait savoir qu’en raison des activités officielles de mardi, le Rodhecic a préféré organiser la sienne hier jeudi. En outre , le monde célèbre en date du 17 octobre la Journée du refus contre la misère.

Le  thème  de cette année est : «Revendiquer la parole dans les discussions sur le changement climatique».

On est en octobre et les pluies tardent à pleuvoir. Le changement climatique  est à la base de ce phénomène.  Et ceci a  une incidence sur le calendrier agricole.

Elle a révélé que le Rodhecic a songé célébrer la journée de la femme rurale, édition 2013, à Kimwenza pour échanger avec   les paysannes de Ngaba, Kindele, Mont Ngafula…

La femme rurale joue un rôle important dans la société. Elle nourrit sa famille et la communauté, a-t-elle indiqué.

Elle a exhorté ses hôtes à constituer un réseau pour  bénéficier une assistance auprès des potentiels bienfaiteurs.

C’est en 1995 à Beijing que les femmes ont eu l’idée de se pencher sérieusement sur leurs problèmes. Mais, c’est en 2007 que l’Onu a institué la Journée de la femme rurale. Depuis lors, les activités sont organisées en date du 15 octobre.

 Mentalité rétrograde

 Gilbert Mugisho, un des principaux animateurs de Jeunesse du monde , une ong membre du Rodhecic, s’est appesanti sur la Journée du refus contre la misère.

 «Le monde entier reconnait la valeur des personnes qui s’adonnent aux travaux champêtres. Il se fait que chez nous, les cultivateurs ne mènent pas une vie aisée».

«Certaines personnes viennent vers vous en précisant le genre d’assistance matérielle qu’elles vont vous apporter. Le Rodhecic vient vous parler de vos droits et des obligations de l’Etat envers les paysans, a-t-il précisé».

L’Etat a l’obligation de vous apporter un appui conséquent  par exemple dans la lutte contre les insectes qui détruisent les récoltes.

Faisant ressortir les difficultés auxquelles elles sont butées, ces paysannes ont épinglé le problème des routes d’évacuation de leurs produits, l’absence de financement adéquat pour produire à une plus grande échelle…

Reprenant la parole, Marcelline Kisita leur a demandé de compter d’abord sur elles-mêmes. En créant par exemple des caisses d’entraide, elles peuvent constituer un capital et permettre à chaque sociétaire de faire des emprunts.

Compter sur un hypothétique financement pour s’épanouir n’est pas une bonne chose.

Elle a cité des cas des paysannes qui s’en sont sorties grâce à leur ingéniosité.

N’étant pas revêtus d’un mandat officiel, le Rodhecic ne peut  pas leur promettre monts et merveilles. Toute fois, si les paysans sont unis et décidés, ils peuvent faire entendre leurs voix auprès des décideurs. Néanmoins, le Rodhecic  verra comment les aider à résoudre leurs problèmes.

 Jean- Pierre Nkutu

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