Elections présidentielle et législatives de 2011 : appel de Tshisekedi au peuple congolais

Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (U.D.P.S.) s’est adressé au Peuple congolais à partir de sa résidence privée de Limeté, le vendredi 02 septembre 2011, dans un message lu devant la presse et plusieurs cadres de ce parti, par son porte-parole, Albert Moleka. Cette communication est une évaluation du combat que son parti a vécu et mené pendant trente ans pour retrouver la dignité humaine des Congolais. Il ne cache pas sa douleur d’avoir perdu dans cette lutte pour la démocratie et les valeurs républicaines des intimes avec lesquels il était lié non seulement politiquement mais aussi personnellement.

Toutefois, il pense que ce combat n’a pas été vain et il affirme qu’à l’issue des élections de 2011, l’occasion sera donnée au Peuple congolais de vivre les fruits de ses 30 ans de lutte. Pour cela il dit s’être décidé à se porter candidat à l’élection à la Présidence de la République parce que le pays ne peut être indéfiniment abandonné entre les mains de ceux qui se distinguent dans la duplicité de langage, le goût effréné du gain facile et le mépris total de la vie humaine. Il demande la confiance de tout le Peuple congolais et de tous ceux qui aiment notre pays. Enfin, Etienne Tshisekedi termine son message en exposant les principaux axes de son action à la tête de la Rd Congo. Il demande à tous les Congolais de donner le meilleur d’eux-mêmes à la Nation qui le leur rendra au centuple. Voici, in extenso, l’appel du Leader de l’U.D.P.S. au Peuple congolais.
SAKAZ
«Mon combat n’a jamais visé un homme, quel qu’il soit, mais plutôt un système…»
Mes très chers Compatriotes,
Dans peu de temps, notre pays connaîtra un grand moment de son histoire contemporaine. S’il plaît à Dieu, chacun d’entre vous sera amené à choisir celles et ceux qui présideront à la direction de cette grande
Nation.
Comme vous le savez, j’ai décidé de me porter candidat à l’élection à la Présidence de la République; non pas pour accomplir une quelconque ambition personnelle, mais parce que j’estime que I’avenir de cette nation ne peut être indéfiniment laissé entre les mains de ceux qui, de façon notoire et répétée, se distinguent par la duplicité de leur langage politique, leur goût effréné pour le gain facile, leur mépris total de la vie humaine et de la souffrance de leurs semblables.
1° Une si longue lutte
La lutte pacifique que nous menons ensemble pour retrouver notre dignité d’êtres humains a pu paraître interminable, car elle nous a conduit sur un long chemin parsemé d’épines, d’embûches et de privations, ayant souvent causé I’amertume, la douleur et le deuil.
Au cours de ma longue route, j’ai perdu des amis, des partisans ou simples sympathisants, dont le seul tort avait été de partager cet idéal de liberté et de progrès humain.
J’ai également été profondément marqué par le départ de certains de mes amis, de mes intimes, avec qui je n’étais pas seulement lié politiquement mais aussi personnellement. Ils ont estimé que la voie de la rigueur morale à laquelle je m’étais astreint n’était peut-être pas la bonne. Ils ont choisi des voies différentes en cédant à des compromis qui sont vite devenus des compromissions.
D’autres, qui furent aussi de mes proches compagnons, animés par je ne sais quelle force des ténèbres, ont mis toute leur énergie à creuser la division et la haine entre différentes communautés de la nation, reniant aussi fortement cet idéal de changement que nous avions pourtant partagé.
D’autres encore, qui ne faisaient pas partie de ma famille politique, mais avec qui nous avions si vaillamment vaincu les forces avilissantes du statut quo au sein de la Conférence Nationale Souveraine, sont très vite revenus à leur ancienne nature, dès qu’ils se sont aperçus qu’ils ne pourraient pas tous siéger au gouvernement qui m’avait été confié par le peuple réuni en conférence nationale souveraine.
Mais parce que nous savions que la voie de la justice et du progrès social était un chemin long et étroit, nous n’avons pas cédé aux sirènes de la facilité par lesquelles, fort malheureusement, notre pays en est arrivé à sa décadence actuelle.
J’ai certainement commis des erreurs, voire des fautes, pour lesquelles je demande votre pardon. Et je pense moi aussi avoir reçu ma part d’enseignements et de sagesse à la suite de ce douloureux parcours.
Mais en dépit de l’extrême dureté des épreuves, mon ardeur à défendre, à temps et à contretemps, la justice et I’honnêteté politique, est demeurée ferme.
2° A la recherche de la paix et de la réconciliation
L’option de la non violence qui a toujours inspiré I’UDPS, se justifie par le fait que le raccourci de la guerre reproduit toujours des germes d’autodestruction et d’arbitraire. Vous avez tous vécu, hier et aujourd’hui encore, la rapidité avec laquelle, telle une métastase, nos politiciens ont trouvé en la rébellion de 1996 un modèle d’accession facile au pouvoir et à I’enrichissement personnel illicite.
Cependant, il m’a souvent été reproché une intransigeance excessive qui ne permettrait ni la réconciliation politique, ni la reconstruction. J’ai toujours affirmé que mon combat n’a jamais visé un homme, quel qu’il soit, mais plutôt un système, où le mensonge est érigé en vérité, I’obscurité en lumière et la force en droit. Je vous dois ici quelques explications susceptibles de vous édifier quant à mon profond attachement à la réconciliation nationale et à l’ouverture.
Au plus fort de la guerre dite de libération, en novembre 1996, je me suis rendu à Cap Martin en France, pour y rencontrer le Président Mobutu malade, pour obtenir de sa part qu’il comprenne la réalité des enjeux de l’époque, qu’il organise son retrait de façon honorable et qu’il permette aux forces réelles de I’opposition politique que je représentais, d’organiser des négociations avec les rebelles afin d’éviter des morts inutiles et la fragilisation de notre souveraineté nationale. Ma démarche avait été incomprise, sinon méprisée ou vilipendée.
Rappelez-vous également de mes propositions faites en mars 1997, lorsque, face au désespoir dû à l’avancée des rebelles, le Président Mobutu s’était résolu à me laisser diriger le gouvernement suivant la volonté du peuple. Tout en suggérant sa neutralisation à la tête de I’Etat, j’avais proposé la mise sur pied d’un gouvernement d’union regroupant paritairement I’opposition politique et les rebelles. J’avais également demandé que fût suspendu le Parlement de Transition qui n’avait manifestement plus de justification politique avec l’occupation aux 3/4 du territoire par les rebelles et les forces étrangères. Là aussi, mes propositions ont été balayées par ceux-là même à qui nous voulions offrir une sortie acceptable et ordonnée, en prélude à la réconciliation à venir. Ils ont préféré être emportés quelques semaines plus tard par la force du fusil, dans I’humiliation la plus totale. Nombre d’entre eux se sont ensuite convertis à leur tour en pseudo libérateurs, entraînant dans leur élan d’avidité, l’érosion de la souveraineté nationale et les guerres à répétition, dont les victimes se comptent en millions de morts.
Souvenez-vous également de ma visite à notre frère Laurent Désiré Kabila, après sa prise de pouvoir par les armes en mai 1997. Il me paraissait urgent de discuter avec lui, en ma qualité de chef de file de I’opposition, des moyens et modalités à envisager en vue de légaliser et de légitimer son pouvoir qui était encore arbitraire. J’ai reçu une fin de non recevoir et il a préféré m’assigner à résidence. La suite a été non seulement douloureuse pour lui, mais elle a surtout conduit à I’effondrement total des bases de notre société.
Enfin, je voudrais vous rappeler Sun City, où tout a été mis en oeuvre par les belligérants pour marginaliser et mépriser la vraie opposition politique dont nous étions sans nul doute les principaux représentants, au profit d’individualités peu représentatives ou issues en réalité des belligérants. Et pourtant l’implication de la vraie opposition politique a permis d’éviter la balkanisation du Congo, face aux tentatives de deux composantes belligérantes de vouloir à elles seules aboutir à un accord qui allait consacrer une partition de fait de notre pays.
L’expérience du gouvernement de transition issu de Sun City, et plus encore celle de la première législature de la troisième république, ont prouvé très clairement que nous ne pouvions y trouver notre place. Certes, cette période a aussi révélé de nombreuses individualités de talent au sein de ces institutions, y compris au sein de I’Alliance pour la Majorité Présidentielle de triste mémoire, des personnes qui seront appelées à jouer des rôles importants dans le Congo de demain. Mais globalement, les hommes et les institutions n’ont traduit ni une volonté réelle de paix et de réconciliation, ni une volonté de changement, mais une volonté de le maintenir au pouvoir à tout prix par la ruse et le crime, pour poursuivre la rapine en toute impunité et perpétuer la perte de notre souveraineté.
En effet, en dépit de la propagande creuse sur les embellies économiques, la pauvreté continue de frapper près de 8 congolais sur l0 et la perception d’injustice sociale a atteint des niveaux jamais égalés dans I’histoire de ce pays. On nous annonce à longueur de journées que les soi-disant 5 chantiers sont la grande nouveauté du siècle qui apportera le salut au peuple congolais. Que les choses soient claires : nous ne sommes pas contre les tentatives d’amélioration des infrastructures auxquelles nous assistons actuellement.
Mais nous dénonçons I’opacité dans la réalisation, le coût et le financement des 5 chantiers ainsi que I’agencement des priorités. Les Congolais ne sont plus dupes. Les 5 chantiers sont devenus un écran de fumée, mieux, de la poudre jetée aux yeux des congolais pour cacher les monstrueux crimes économiques et de sang qui constituent le fondement même de ce régime. L’AMP, devenue MP depuis peu, oublie que le MPR, à qui elle aspire tant à ressembler, avait en son temps, dans des délais et conditions similaires, réalisé bien plus d’infrastructures. Ces deux formations politiques n’ont cependant jamais su donner aux congolais ce qui leur a le plus manqué depuis la disparition du Président Kasa-Vubu, à savoir, une direction éthique et morale fondée sur le respect du bien commun, la justice sociale et I’Etat de droit. En outre, manquant d’expérience et de perspective historique, I’AMP a renié ses propres engagements constitutionnels en matière de décentralisation, qui devrait être le moteur de la pérennisation des infrastructures, par une appropriation et une responsabilisation adéquate à la base.
Aujourd’hui, 14 ans après son avènement le pouvoir AFDL-PPRD-AMP nous offre un tableau des plus désastreux en matière de droits de I’homme ; en plus de ses 5 millions de morts résultant de divers conflits, la RDC est devenue une triste référence en matière de violences faites aux femmes.
En définitive, le principal enjeu de ce processus électoral est de doter la République Démocratique du Congo d’un programme et d’hommes susceptibles : (i) d’affirmer I’autorité de I’Etat sur toute l’étendue de la République et de garantir I’intégrité du territoire ; (ii) de marquer une rupture avec les antivaleurs qui ont conduit le pays dans un cycle aggravé de dévoiement de la règle de droit, de conflits armés, de répression meurtrière, de prédation économique et de corruption généralisée, et, (iii) de renforcer l’élan de croissance économique et de coopération internationale sur une base plus responsable et plus équitable, en vue d’accélérer le développement humain et le bien être des populations.

3° Un temps nouveau pour le Congo

Si nous avons pu surmonter le poids de I’histoire en faisant des anciennes puissances colonisatrices nos principaux alliés d’aujourd’hui, pourquoi ne mettrions-nous pas notre énergie à forger cette alliance entre nous, filles et fils d’une même nation, pour que triomphent la liberté et la dignité, et que nos faiblesses ne conduisent plus à notre asservissement ?
Aujourd’hui arrive un temps nouveau pour le Congo, un temps de grâce et de rafraîchissement. L’heure du pardon a sonné. La réconciliation nationale et la reconstruction que nous souhaitons exigent de tous les acteurs politiques et de I’ensemble de la nation un véritable dépassement de soi. Si nous ne reconnaissons pas nos fautes et n’accordons pas notre pardon à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont inutilement fait couler le sang ou dépossédé le pauvre et I’indigent, nous ne serons pas meilleurs qu’eux.
Pire, nous aurons failli à nos responsabilités devant I’histoire et serons coresponsables de la poursuite de la déchéance nationale.
Le pardon que nous nous devons mutuellement ne doit pas être un pardon naïf, sans contrepartie.
Pour qu’il soit porteur d’espoir et de changement, il doit être assorti de I’expression d’un acte de repentance, individuelle ou collective, et de la mise en place d’un système nouveau, où la toge remplace réellement le fusil, où I’arbitraire, le pillage et le crime n’ont plus droit de cité. Aussi, ce pardon ne doit pas se priver de justice, notamment pour les crimes les plus graves qui ont été commis au cours de ces dernières années, car bien que pardonné, le coupable ne peut être tenu pour innocent.
Si vous m’accordez votre confiance, je me consacrerai à concrétiser ce besoin de réconciliation en mettant ensemble toutes les parties prenantes, y compris les pays étrangers qui sont notoirement impliqués dans nos déboires et nos succès, afin qu’ensemble, dans un esprit constructif nous mettions en place un code de conduite susceptible de permettre la préservation de la souveraineté, de I’intégrité territoriale et de la dignité de la RDC, tout en assurant à tous la pleine participation à la vie de la nation sur des bases nouvelles.
Notre pays est assez grand et riche pour permettre à chaque Congolais d’y trouver le bonheur, dans le respect du droit et de la dignité humaine. De même, s’agissant du développement économique, depuis sa création il y a plus d’un siècle, notre pays a toujours offert des possibilités de commerce aux nations. C’est à nous Congolais d’imposer aux nations notre dignité, et de leur offrir en retour toutes les possibilités d’échange économique dans nos intérêts réciproques.
4° Une indispensable vigilance électorale
Aujourd’hui plus qu’hier, au regard de l’élan de soutien que vous avez manifesté à I’endroit de ma candidature, je mesure que ces longues années de sacrifice collectif n’ont pas été vaines. Elles ont façonné la maturité et la culture politique du vaillant peuple congolais, plus que jamais déterminé à mettre un terme au mensonge, à la tricherie et aux falsifications de plus en plus élaborées, qui ont élu domicile au sommet de notre pays.
Je mesure également la portée du sacrifice consenti par les pays partenaires et I’ONU qui, depuis la mise en place de la Mission des Nations Unies au Congo, veulent contribuer à l’édification d’un pays plus stable et plus prospère. Au-delà de I’intérêt économique et politique pour I’Afrique et le monde de voir la RDC rompre avec une gestion prédatrice et liberticide, nous voulons que I’effort de nos partenaires constitue un réel acte d’humanisme et de solidarité auxquels je crois, et que la crédibilité du scrutin à venir honore les sacrifices des contribuables occidentaux et la mémoire des martyrs congolais.
Cependant, bien que vous ayez été nombreux à manifester votre soutien à ma candidature, beaucoup de doutes ont été exprimés ici et là sur la transparence, la crédibilité et surtout l’équité du processus électoral. Comment ne pas douter lorsque I’on assiste à I’utilisation éhontée des deniers du peuple congolais par les acteurs et candidats du pouvoir PPRD/AMP, qui prétendent faire divers dons aux populations abusées et spoliées. Ils monopolisent les médias d’Etat et battent impunément campagne en déniant à I’opposition le libre accès aux moyens publics. Nous ne sommes pas à notre première expérience de déni de démocratie de la part du pouvoir PPRD/AMP. Les Congolais ont encore en mémoire le traumatisme des élections de plusieurs gouvernements provinciaux, tronquées par la corruption et l’intimidation, et face auxquelles les contestations populaires légitimes ont été réprimées dans une sanglante barbarie. N’ayant pas d’autre objectif que de se maintenir à tout prix au pouvoir, ils ont unilatéralement décidé de changer les règles du jeu démocratique qu’ils avaient eux-mêmes fixées, et ce à quelques mois de l’échéance électorale.
Enfin, je lance un appel pressant à toutes les forces démocratiques, de changement et de progrès social, nationales et internationales, au-delà des clivages politiques ou idéologiques, à unir leurs énergies et leurs moyens autour de ma candidature pour barrer la route à l’imposture, par une grande mobilisation populaire et une vigilance tous azimuts sur le déroulement des prochains scrutins. C’est ici le lieu de renouveler mon appel à chaque Congolais, de se sentir personnellement concerné, en s’assurant que son vote sera réellement comptabilisé, et de faire échec à toute tentative de tricherie, d’où qu’elle vienne, le jour du scrutin.
5° Notre action demain
Je vous ai demandé de m’accorder votre confiance. Je mesure I’ampleur des défis et de la tâche qui nous attendent sur les plans politique, sécuritaire, économique et social. Avec I’aide de Dieu qui m’a toujours fermement soutenu et préservé pendant ma longue lutte, je me consacrerai à restaurer I’espoir et la confiance entre nous et avec I’extérieur.
Au plan politique et de la gouvernance, j’ai pris le ferme engagement de gouverner avec I’ensemble des forces politiques qui ont fait le choix de I’alternance autour de ma candidature. Par ailleurs, j’ouvrirai un espace à toutes les forces politiques actuelles qui renonceront à la ruse, à I’opportunisme et au crime, et adhéreront à notre projet de paix, de réconciliation, de consolidation de la démocratie et de lutte contre la corruption.
Je créerai un environnement où seules les personnes consacrées et réellement engagées trouveront plaisir à s’adonner à la gestion de la chose publique, où I’espace politique cessera d’être un repère d’opportunistes, de criminels et de vagabonds politiques en tout genre.
En matière économique et sociale, je favoriserai la création d’un climat nouveau, propice à la créativité et l’émulation, susceptible d’attirer et de retenir massivement de nouveaux investisseurs, et de remettre les Congolais au travail, grâce à un climat des affaires nettement amélioré et une confiance durablement rétablie.
J’ouvrirai des perspectives nouvelles de coopération et d’échanges avec nos principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux, afin de permettre une croissance économique porteuse d’emplois et un développement humain accéléré en faveur de nos populations. J’approfondirai nos relations fraternelles et complémentaires avec nos pays voisins, avec lesquels nous sommes condamnés, par la géographie, I’histoire et la sociologie, à avoir des rapports réellement fraternels, pacifiques, responsables et constructifs.
Ma vision en ce qui concerne nos relations avec ces pays est de substituer des rapports de méfiance et de conflits par des intérêts économiques partagés, profonds et durables, grâce notamment aux cadres d’intégration existants. Pour la paix et le développement humain de nos populations, l’Afrique a le devoir de se montrer à la hauteur des enjeux de l’histoire, comme ont su le faire avant nous I’Europe et d’autres parties du monde.
Mon programme pour le quinquennat, élaboré par I’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, ainsi que les autres membres de la plate-forme qui soutient ma candidature, a été développé dans le document « Propositions pour changer Ie Congo ». Je vous invite à vous en imprégner. C’est ensemble que nous le réaliserons, dans I’ouverture et le dialogue constructif.
Le Congo sera ce que les Congolais veulent qu’il soit. J’en appelle à la conscience et au sens des responsabilités de tous. Nous avons une communauté de destin. Le moment est venu de porter notre bien commun, la RDC, vers de nouveaux horizons ; des horizons de justice et de paix, de liberté et de prospérité.
Nous le devons à la Providence, à nos enfants et aux générations futures.
Que chaque Congolais donne le maximum et le meilleur au Congo. Devenu grand et fort, il nous le rendra plusieurs fois !
Mes chers amis,
Partagez mon message autour de vous, dans vos familles, vos cellules, vos quartiers ou villages…
Soyez toujours en paix et ne cédez pas à la provocation, Je m’organise pour venir à la rencontre du plus grand nombre d’entre vous à travers tout le pays. Comme vous le savez, nos moyens sont limités. Mais grâce à chacun d’entre vous et à votre participation volontaire, notre force est la plus grande. Et je sais pouvoir compter sur votre volonté de changement et votre détermination à vaincre, pour faire la différence.
Que Dieu bénisse notre Nation.
Fait à Kinshasa, le 01 septembre 2011.
Etienne TSHISEKEDI

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